Moins d'aides, moins d'études... Les enfants de parents séparés frappés par des inégalités

Population
FAMILLE - Selon une étude publiée par la Drees mercredi, les jeunes de parents séparés ont davantage de difficultés à s'insérer professionnellement.

Qui dit parents séparés dit inégalités. Les jeunes adultes de 18 à 24 ans sont en moyenne moins aidés financièrement par leurs parents lorsque ceux-ci sont séparés, selon une étude publiée mercredi 24 juillet par la Drees, le service statistique des ministères sociaux. Seuls 65% des jeunes de cette tranche d'âge reçoivent une aide régulière de la part d'au moins un de leurs parents lorsque ceux-ci sont séparés, contre 74% des jeunes dont les parents sont en couple, selon cette étude basée sur des chiffres remontant à fin 2014.


En outre, l'aide reçue par les jeunes de parents séparés est d'environ 235 euros par mois, soit 33 euros de moins que les  jeunes dont les parents sont en couple. L'étude - menée conjointement par la Drees et l'Insee, auprès de 5.800 jeunes et 6.300 parents - révèle également que "les enfants de parents séparés poursuivent moins souvent des études" et sont "plus souvent chômeurs ou inactifs".


Lorsque les jeunes, avant d'accéder à leur indépendance, vivent en alternance chez leurs deux parents séparés, la probabilité d'être aidés par leurs parents et le montant de l'aide ne sont cependant pas "significativement différents" de la situation observée chez les jeunes dont les parents sont toujours ensemble.

La générosité des parents dépend du fait qu'ils aient ou non refondé une famille après leur séparation : "Quand le parent n'a pas eu d'enfant ou de bel-enfant au cours d'une nouvelle union, les écarts entre les montants d'aides versées se réduisent par rapport aux parents en couple : 26 euros de moins par mois, contre 88 euros de moins quand le parent chez qui le jeune résidait après la séparation a refondé une famille à caractéristiques similaires", explique la Drees.


Lorsque leurs parents sont séparés, les jeunes adultes font état plus fréquemment de difficultés financières : 48% d'entre eux déclarent devoir souvent se priver (de certains biens de première nécessité, ou de loisirs), contre 35% des jeunes dont les parents sont toujours en couple.

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