"Négrophobie d'Etat": la statue de Colbert taguée devant l'Assemblée nationale

Antiracisme : la statue de Colbert taguée
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VANDALISME - Après la statue de Faidherbe à Lille, ou celle du général Gallieni à Paris, celle de Jean-Baptiste Colbert, devant l'Assemblée nationale, a été taguée à la peinture rouge mardi 23 juin. L'auteur du graffiti, qui a été interpellé, revendique une action antiraciste.

De la peinture rouge, et l'inscription "Négrophobie d'Etat" en lettres capitales. La statue de Jean-Baptiste Colbert devant l'Assemblée nationale a été vandalisée mardi 23 juin. L'auteur du graffiti a été arrêté. 

Cet acte s'inscrit dans une série d'actions antiracistes qui ont eu lieu ces dernières semaines en France et ailleurs, dans le sillage de la mort de Georges Floyd qui a embrasé les Etats-Unis en mai dernier, remettant notamment en cause la question des symboles racistes et coloniaux dans l'espace public. 

"Apologie de la négrophobie"

Une vidéo postée sur Twitter par la "Brigade antinégrophobie" montre l'auteur du tag être interpellé par la police et se justifier : "Ce qui est interdit, c'est le racisme. Cet homme-là (Colbert, ndlr) fait l'apologie de la négrophobie".

D'autres statues taguées en France

Dans le sillage des manifestations antiracistes dans le monde à la suite de la mort de l'Américain George Floyd, les monuments et statues liés à l'histoire coloniale française ou à la traite négrière se retrouvent à nouveau au centre d'une polémique mémorielle.

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Le piédestal de la statue du général Faidherbe, en plein centre de Lille, a été tagué dimanche des mots "colon" et "assassin" inscrits en rouge, au lendemain d'une manifestation visant à réclamer son retrait de l'espace public. La statue du général Gallieni, place Vauban à Paris, a été également vandalisée, le 18 juin dernier. Des militants antiracistes l'ont bâchée symboliquement pour dénoncer le rôle du militaire durant la colonisation.

Face à la recrudescence de ces actes de vandalisme et aux appels à déboulonner les statues jugées racistes, le président de la République avait réagi, le 15 juin dernier. "La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son Histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre Histoire, toutes nos mémoires", avait-il martelé. 

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