Non, l'Etat ne prévoit pas de prélever 10 à 15% de votre épargne à la fin de l'été pour relancer l'activité

Bruno Le Maire a prévenu que les mesures de relance seraient financées par de l'endettement public.
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À LA LOUPE – Bercy dément formellement cette rumeur qui circule sur les réseaux sociaux. Le ministère de l'Economie indique que les mesures de relance et de soutien à l'activité ne seront financées que par de l'endettement public.

La fermeture de nombreux commerces et le ralentissement global de l'activité à cause de l'épidémie de Covid-19 ont conduit le gouvernement à prendre une série de mesures pour venir en aide aux entreprises et aux salariés. Le plan d'urgence de relance de l'Economie, initialement chiffré à 45 milliards d'euros, a d'ailleurs été réévalué pour finalement atteindre la barre des 100 milliards d'euros.

Où trouver de telles sommes ? Un internaute assure "de source fiable", que le ministère de l'Economie a déjà une solution : "À Bercy", explique-t-il, "ils sont en train d'étudier la possibilité de ponctionner de 10% les comptes de moins de 100.000 euros de tous les Français et de 15% les comptes supérieurs à 100.000 euros. Pour août, au plus tard septembre." Sans surprise, les réactions se sont multipliées en réponse à cette publication, bon nombre d'internautes jugeant révoltante une telle mesure.

Le ministère dénonce une"fake news"

Contacté par LCI, le ministère de l'Economie dément totalement ces informations soi-disant "de source fiable". Bercy est catégorique : "Il s'agit d'une fake news. On ne fait pas de relance économique en augmentant les impôts. Bruno Le Maire a été très clair sur ce point." Ce démenti sans ambiguïté rejoint logiquement les déclarations du ministre, qui a expliqué la manière dont l'Etat comptait procéder pour financer ces mesures.

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Dans un entretien à BFMTV, il s'est ainsi montré affirmatif : "Ce n’est pas les impôts qui financeront ces dépenses", a-t-il lancé. "C'est la puissance de l’économie française, c’est le retour de la croissance, qui nous permettront sur le long terme de nous débarrasser de cette dette."

Le mot est lancé. C'est en effet via de l'endettement public que les plans de relance vont être conduits, une stratégie assumée par Bercy qui évoque "un réel investissement pour protéger nos entreprises et nos salariés". Conséquence, "la France va sortir de ce choc avec une dette publique accrue d'au moins 15 points de PIB, à 115%", comme le confiait il y a quelques jours le patron de la Banque de France.

Pour soutenir une économie bousculée par l'épidémie, le gouvernement ne prévoit donc pas du tout de ponctionner l'épargne des Français. Les plans de relance vont être financés par un endettement public plus important, ce qu'a récemment confirmé Bruno Le Maire. 

À plus long terme, rien n'empêche toutefois qu'une telle crise entraîne une hausse des prélèvements. Une décision qui pourrait être avancée comme une réponse à la hausse massive de l'endettement public.

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