Non, Samuel Paty n'était pas menacé par une sanction pour avoir montré des caricatures en cours

Collège du Bois d'Aulne (Conflans-Sainte-Honorine), établissement dans lequel Samuel Paty enseignait avant d'être froidement assassiné
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POLÉMIQUE - Jean-Michel Blanquer a démenti dimanche 18 octobre que Samuel Paty se soit trouvé sous la menace d'une sanction ou d'une remontrance pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Cette rumeur avait pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux après le terrible attentat de Conflans-Sainte-Honorine.

"Cette information est fausse". Jean-Michel Blanquer le martèle : le professeur d'histoire froidement assassiné à Conflans-Sainte-Honorine ne se trouvait pas sous le coup d'une sanction pour avoir montré des photos de Mahomet à ses élèves. Ces dernières heures, la rumeur avait pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux, obligeant le ministre de l'Education nationale à la rejeter catégoriquement. 

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Professeur d'histoire-géographie au collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty a été assassiné, vendredi 16 octobre, en rentrant à son domicile par un réfugié russe habitant d'Evreux, tué quelques instants plus tard par la police alors qu'il cherchait à les tuer. L'enseignant faisait l'objet de violentes critiques de la part d'un père d'élève et d'un militant islamiste connu des services de police. Ces deux individus lui reprochaient d'avoir montré les caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression. A ce sujet, Jean-Michel Blanquer a précisé sur France Inter, ce dimanche : "Deux parents d'élèves ont protesté, alors la principale, qui a été impeccable de bout en bout, voyant qu'il y a eu un incident de cette nature, a justement appelé les équipes Valeurs de la République (les référents laïcité de l'Education nationale, ndlr)". Loin d'une potentielle sanction donc, comme de nombreuses personnalités d'extrême droite s'en faisaient l'écho.

L'académie de Versailles a elle-même démenti dimanche dans un communiqué l'affirmation selon laquelle l'inspection académique allait "sévir" contre le professeur. Une déclaration du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, reprise par certains médias, mais sans fondement. 

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Selon le ministre de l'Education nationale, le moment où Samuel Paty a suggéré à certains de ses élèves de sortir de la salle pour ne pas être choqué constitue un "malentendu". "Il a pu être vécu comme une discrimination", souligne le membre du gouvernement. Ce qui n'empêchait pas l'Education nationale d'afficher un satisfecit quant à la réaction de la hiérarchie dans cette affaire : " Tout n'est pas parfait (mais) le soutien a été effectif"

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