Non, un couple n'a pas vraiment reçu 375 euros d'amende car il faisait une pause lors d'une sortie

L'amende a fini par être annulée suite à un recours du couple.

ADDITION SALÉE - Un couple a eu la mauvaise surprise d'écoper d'une amende lors du premier confinement car il se posait sur un banc quelques instants, malgré une attestation en règle. Après des mois de procédure, l'amende, majorée entre temps, a fini par leur être retirée.

"Deux amendes de 375 euros pour s'être assis sur un banc public", titrait il y a quelques jours le Républicain Lorrain. Un article partagé par des internautes choqués sur Facebook, et une sanction jugée très sévère dans les commentaires. "Honteux", peut-on notamment lire à de nombreuses reprises. Si le couple visé par la sanction a bien reçu une amende, il faut toutefois préciser que celle-ci n'était à l'origine pas aussi élevée, et qu'elle a fini par être récemment annulée.

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Une amende majorée... puis annulée

Jacqueline et Jean-Claude, deux retraités âgés de 75 et 80 ans ont raconté au quotidien leurs mésaventures. Celles-ci débutent lors du premier confinement, lors de leur toute première sortie. "Ce jour-là, nos attestations en poche, nous étions allés nous promener, dans le rayon d’un kilomètre comme le prévoit l’attestation de déplacement dérogatoire", se remémore cette habitante de Metz. 

"J’ai un pacemaker, des problèmes de santé. Les médecins me conseillent de marcher le plus possible", ajoute cette dame, qui a souhaité faire une petite pause au bout d'une demi-heure. "J’ai eu besoin de m’asseoir quelques minutes sur un banc". Ce que des policiers n'ont pas vraiment apprécié. Sans même vérifier leurs attestations, ils leur indiquent que stationner lors d'une promenade n'est pas autorisé, et les informent qu'ils vont recevoir une amende de 135 euros. Celle-ci arrive quelques jours plus tard.  

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Lorsque le couple entreprend de contester cette contravention, il omet d'envoyer un document à l'Officier du ministère public (OMP). Le courrier qu'ils envoient est donc irrecevable... Le rebondissement suivant intervient quand les deux retraités se déplacent au Trésor public pour s'acquitter de l'amende. Nous sommes en juillet, le temps a passé, et l'amende est désormais majorée. D'où le montant de 375 euros évoqué par Le Républicain Lorrain.

Un montant très élevé que le couple va à nouveau contester, en envoyant cette fois les bons documents. "Cette contestation était légitime", a estimé l'OMP, joint par le quotidien. Et a donc logiquement amené l'annulation de la verbalisation des deux plaignants. Leur avocat souligne à raison que faire une pause lors d'une promenade n'est pas interdit dans les textes qui régissent le confinement, mais il revient aux forces de l'ordre de déterminer si une contravention doit ou non être donnée. En effet, si l'on s'arrête régulièrement pour discuter avec des passants ou des voisins, il est possible d'être verbalisé. Dès que l'on utilise ce motif dérogatoire de déplacement à d'autres fin que prendre l'air et se dégourdir les jambes, en somme. Conscient que certaines verbalisations pouvaient s'avérer trop sévères au début du premier confinement, le Premier ministre Edouard Philippe avait invité le 1er avril les forces de l’ordre  à "faire preuve de discernement" lors de leurs contrôles.  

En résumé, il est donc inexact d'indiquer que ce couple de retraités a reçu une amende aussi élevée. Elle n'était que de 135 euros dans un premier temps, avant d'être majorée faute que leur contestation ait été formulée de manière correcte. Une fois réalisée dans les règles, elle a été entendue par un officier du ministère public, qui a jugé cette sanction abusive. 

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