Outrages sexistes : plus de 300 personnes verbalisées en six mois

Population

POINT D’ÉTAPE - La nouvelle loi pénalisant les "outrages sexistes" a donné lieu à 332 amendes depuis son entrée en vigueur en août dernier, a annoncé mercredi la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.

C'est plus de 55 par mois. La nouvelle loi pénalisant les "outrages sexistes" a donné lieu à 332 amendes depuis son entrée en vigueur en août dernier, a annoncé ce mercredi Marlène Schiappa. La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre femmes et les hommes a salué le travail "nouveau et important mené par les forces de l'ordre" pour "protéger les femmes et assurer leur liberté à circuler dans l'espace public en toute sécurité".

Pour rappel, la loi Schiappa contre les violences sexistes et sexuelles, adoptée définitivement début août, a créé la contravention pour outrage sexiste, passible d'une amende immédiate de 90 euros minimum. La France a été ainsi "le premier pays au monde à pénaliser le harcèlement de rue par des amendes", a rappelé la secrétaire d'Etat.

Lire aussi

"Les forces de l'ordre connaissaient bien ces comportements"

"Ces chiffres montrent que non seulement la loi est appliquée mais qu'elle est aussi efficace", a-t-on commenté dans l'entourage de la secrétaire d'Etat. "Contrairement à ce que certains sceptiques redoutaient, ils montrent que les forces de l'ordre connaissaient bien ces comportements" et "qu'elles se sont saisies de la nouvelle législation pour les sanctionner", a-t-on ajouté de même source. 

Fin septembre, l'AFP avait fait état de la première condamnation en vertu de la nouvelle loi : elle concernait un homme de 30 ans qui, "fortement alcoolisé", avait asséné une claque sur les fesses d'une jeune femme de 21 ans avant de la traiter de "p...", en lui lançant "t'as de gros seins". Il a été condamné à 300 euros d'amende.

Lire et commenter