Paris : la Marche des Fiertés annulée, les associations appellent à d'autres actions en novembre

Drapeaux LGBT affichés sur l'Hotel de Ville de Paris

DÉPROGRAMMÉE - Pandémie oblige, la Marche des Fiertés n'aura pas lieu cette année à Paris. Les associations LBGTI+ organisatrices appellent toutefois à rendre leurs revendications visibles "autrement".

Cette année, Paris célébrera les personnes lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes "autrement" que par sa traditionnelle Marche des Fiertés. Initialement prévu en juin, puis reporté au 7 novembre, le défilé dans les rues de la capitale est officiellement annulé en raison de la crise sanitaire.

"La pandémie de Covid-19 est toujours présente, (...) c'est une situation inadaptée à l’ampleur du rassemblement de la Marche des Fiertés dans sa forme classique", justifie l'Inter-LGBT dans un communiqué ce lundi. En zone d'alerte maximale, l'Île-de-France ne peut en effet accueillir des rassemblements de plus de 1000 personnes. "Nous ne négocions pas avec la sécurité du public", ajoute l'association organisatrice.

Une semaine de sensibilisation sur la Santé des LGBTI+

L'inter-LGBT refuse cependant de voir disparaître ce rendez-vous. "Puisque nous ne pouvons pas manifester dans les rues de Paris en un grand cortège, nous le démultiplierons", explique l'organisation, qui dit être obligée de faire le choix de repenser leur manière de porter leurs revendications dans l'espace public. 

"Cette année, nous n’appelons pas le public et les associations à défiler. Cependant, l’Inter-LGBT et ses 60 associations membres invitent toutes celles et ceux qui le peuvent à se mobiliser autrement pendant une semaine de visibilité LGBTQI+ sous plusieurs formes", continue le communiqué. Avec comme thème principal les discriminations observées dans le domaine de la Santé, sous le slogan : "Santé bafouée, LGBTQI+ en danger !"

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L'objectif : "sensibiliser le public, alerter les pouvoirs publics, être visibles pour réclamer le droit à un système de santé public à la hauteur des besoins et situations des minorités sexuelles et de toutes les identités de genre", détaille l'association. La mutilation des personnes intersexes, les violences gynécologiques ou le difficile accès des personnes trans à des interventions médicales en première ligne. "Pour n’exclure personne face au droit aux soins, il faut respecter nos corps, répondre aux réels besoins de préventions et de réduction des risques" mais aussi améliorer la prise en charge des personnes atteintes du VIH ou à la santé mentale fragile.

Des points de visibilité partout à Paris et en Île-de-France

Les associations sont invitées à prendre en charge "chacune un lieu différent, spécifiquement identifié, de Paris et d’Île-de-France pour créer de multiples lieux externes de visibilité". Les volontaires suivront un protocole sanitaire stricte qui leur sera transmis et pour lesquels ils seront accompagnés. Des street-artistes prendront aussi en charge certains lieux pour "visibiliser le mot d’ordre à leur manière", décrit l'Inter-LGBT, qui invite par ailleurs "tout un chacun à soutenir la Marche des Fiertés en accrochant à ses fenêtres, ses balcons, ses devantures commerciales, les drapeaux de la communauté LGBTQI+".

L'inter-LGBT espère également voir naître "de multiples points de visibilité et d'actions sur Internet" pour prendre le relais. Durant cinq jours, du 2 au 7 novembre, des table-rondes seront diffusées en direct pour détailler et échanger autour de la thématique santé des personnes LGBTQI+. "Une Marche des fiertés repensée, mais une fierté et des revendications intactes", souligne SOS Homophobie sur Twitter en partageant le programme. 

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