Des baigneuses sommées de recouvrir leurs seins à la plage : la gendarmerie reconnait une "maladresse"

Des baigneuses sommées de recouvrir leurs seins à la plage : la gendarmerie reconnait une "maladresse"

EXPLICATIONS - La gendarmerie des Pyrénées-Orientales, qui a créé la polémique en demandant à des vacancière de Sainte-Marie-la-Mer de remettre leur haut de maillot de bain, s'est expliquée sur les réseaux sociaux ce mardi.

Certaines choisissent de s'exposer au soleil seins nus, tandis que d'autres préfèrent le maillot une pièce. S'il existe de nombreuses façon de bronzer, la majorité d'entre elles ne sont pas punies par la loi. C'est notamment le cas du "topless", cette pratique qui consister à se dorer la pilule torse nu. C'est pourquoi lorsque, jeudi 20 août, des gendarmes ont demandé à des femmes sur une plage de Sainte-Marie-la-Mer, dans les Pyrénées-Orientales, de se couvrir la poitrine, l'information a provoqué l'incompréhension. Poussant les principaux concernés, de la gendarmerie au ministre de l'Intérieur, à réagir mardi 25 août sur les réseaux sociaux.

Une "action de médiation"

Comme le souligne la gendarmerie des Pyrénées-Orientales dans une publication, "les médias et réseaux sociaux se font l'écho depuis hier de l'action d'une de nos patrouilles présente sur le littoral". Les forces de l'ordre ont rappelé comment, jeudi dernier, deux gendarmes ont demandé à trois personnes qui bronzaient seins nus de remettre le haut de leur maillot de bain après "la sollicitation d'une famille de vacanciers qui se disait gênée par la situation du fait de la présence d'enfants." "Guidés par un souci d'apaisement, les gendarmes ont demandé aux personnes concernées si elles acceptaient de couvrir leur poitrine après leur avoir expliqué le sens et l'origine de leur démarche", assure la gendarmerie, qui reconnait qu'aucun arrêté municipal n'interdit cette pratique, comme nous vous l'expliquions dans notre article. Si elle donne ces "éléments de compréhension" afin de répondre aux accusations de sexisme, la gendarmerie reconnaît cependant que cette action "de médiation" demeure une "maladresse".

Des propos réitérés par la porte-parole de cette administration. Dans un clin d'œil, la lieutenante colonelle Maddy Scheurer a apaisé le discours, écrivant que si on la verra "toujours en uniforme" cette pratique est "bien autorisée à la plage de Sainte-Marie-la-Mer" et qu'il s'agissait uniquement d'une "maladresse de deux gendarmes en sécurisation qui ont cru bien faire."

Le ministre de l'Intérieur a, lui, préféré un message au ton plus implacable. Estimant que c'est "sans fondement qu'il a été reproché à deux femmes leur tenue sur la plage", Gérald Darmanin a évoqué ce "bien précieux" qu'est la "liberté". Et face à l'ampleur de la polémique, il a assuré qu'il était "normal que l'administration reconnaisse ses erreurs."

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