Numéro unique d'urgence : une proposition de loi déposée

Numéro unique d'urgence : une proposition de loi déposée
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APPEL D'URGENCE - Des députés de la majorité ont déposé ce mardi une proposition de loi visant à créer un numéro unique pour les urgences, mais aussi à valoriser le travail des sapeurs-pompiers et à créer une réserve de sécurité civile.

Se dirige-t-on vers un numéro unique pour contacter les urgences ? Si le président de la République Emmanuel Macron y est favorable, une nouvelle étape a été franchie. Ce mardi, des députés de la majorité, à l'initiative de Fabien Matras, ont déposé une proposition de loi visant à instaurer un seul numéro pour centraliser l'ensemble des appels d'urgence, aujourd'hui éclatés entre Samu (15), police (17), pompiers (18), 112 ou 114.

L'idée de rassembler tous les services d'urgence n'est pas une nouveauté. Début 2020, le Dr Agnès Ricard-Hibon, présidente de la Société française de médecine d'urgence, avait indiqué à LCI son souhait de voir créer deux numéros d'urgence. "Le 113, qui ne concernerait que les problèmes de santé, et le 112 pour les incendies ou les problèmes de sécurité", nous avait-elle indiqué. Mais les pompiers étaient de leur côté favorables à un seul numéro pour les deux demandes.

Un texte "très attendu par les pompiers" selon les députés

Outre le numéro unique d'urgence, la proposition de loi des députés LaREM vise également à favoriser l'engagement des sapeurs-pompiers. Ces derniers font face à un "accroissement des sollicitations opérationnelles (plus de 26% entre 2011 et 2017 pour le secours d'urgence à personne)" et à une "diminution de l'engagement volontaire", est-il souligné en préambule du texte.

Celui-ci est "très attendu par les pompiers", fait valoir son auteur, élu du Var et qui avait mené une mission sur le sujet avec le Sénat et la Fédération des Sapeurs-Pompiers, achevée il y a deux ans. Fruit de nombreux échanges, y compris avec le gouvernement, la proposition de loi, "visant à consolider notre modèle de sécurité civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers", reprend des conclusions de la mission, et aussi du plan d'action annoncé par le gouvernement dans la foulée en septembre 2018.

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Une bonification en termes de retraites proposée

Il s'agit notamment de "reconnaître l'engagement", via des promotions pour les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers volontaires par ailleurs fonctionnaires, décédés en service ou grièvement blessés. La reconnaissance de la qualité de pupille de la Nation à certains descendants doit être aussi assurée.

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Une bonification en matière de retraites (trois trimestres au bout de dix ans d'engagement, complétés par un trimestre supplémentaire tous les cinq ans) est également prévue, ainsi qu'un renforcement de la prise en charge de la protection sociale des volontaires et des mesures de valorisation des acquis.

Vers la création d'une réserve de sécurité civile ?

En outre, le député Matras souhaite le lancement d'une réserve de sécurité civile à l'échelle du SDIS (service départemental d'incendie et de secours), qui pourrait servir de force de soutien pour les interventions lors de crises majeures. "Cela aurait aidé durant la crise du coronavirus", selon le député.

Enfin, sa proposition de loi entend permettre de durcir les sanctions pour les agressions de sapeurs-pompiers. "Demain, ce sera comme s'attaquer à un policier ou un gendarme", relève Fabien Matras. Les députés LaREM espèrent que leur proposition de loi visant à améliorer le quotidien des quelque 250.000 sapeurs-pompiers de France (dont 79% de volontaires) sera examinée avant fin 2020.

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