Pourquoi l’Allemagne s’en sort-elle mieux que la France ?

Pourquoi l’Allemagne s’en sort-elle mieux que la France ?
Population

COMPARATIF - Depuis le début de la crise sanitaire, l'Allemagne s'en sort mieux que la France : sur le nombre de malades, de morts et de nouveaux cas. Comment expliquer une telle différence ?

Sur le plan sanitaire, l'Allemagne est la bonne élève européenne. Alors qu'elle teste autant que la France avec 1 051 125 tests, elle enregistre néanmoins quatre fois moins de décès (30 en Allemagne et 122 en France), et cinq fois moins de nouveaux cas hebdomadaires. En effet, tandis que la France a enregistré 42.000 nouveaux cas, la semaine du 31 août dernier, nos voisins eux, n'en ont eu que 7754, soit un peu plus de mille par semaine. Comment peut-on expliquer une telle différence ? 

Les comportements en question ?

A Offenbourg, comme dans le reste de l'Allemagne, le port du masque n'est pas obligatoire dans la rue, seulement dans les commerces, les transports et les endroits clos et pourtant le pays maîtrise l'épidémie. Et pour certains Allemands, c'est le comportement de certains français qui pose problème : "Vous êtes plus insouciants, vous respectez moins les distances, vous vous rassemblez sans masque, ça fait la différence", avance cet habitant d'Offenbourg. "On a porté le masque avant vous, dès le début, on a limité nos contacts ... vous avez été un peu plus imprudents, au début", analyse une autre habitante. C'est en avril dernier, que l'Allemagne a décidé de rendre le port du masque obligatoire dans les commerces notamment. En France, il ne l'a été qu'au mois de juillet. 

Des mesures prises très tôt

En janvier dernier, lorsque le premier malade connu du coronavirus a été identifié en Allemagne, les autorités ont pris des mesures de dépistages très rapidement. Les tests ont été possibles pour tous gratuitement, les malades ont été efficacement tracés ainsi que leurs cas contacts et les gestes barrières ont semble-t-il fait la différence. Le pic de la première vague a probablement été évité avec la mise en place rapide de ces mesures. 

Pourtant, pour Bernard Gorrissen, le médecin chef des urgences d'Offenbourg, malgré cette maîtrise apparente, tout n'est pas encore gagné. Il ne crie pas victoire, au contraire et redoute, un afflux de patients, plus nombreux qu'avant. S'il affirme que son pays ne compte effectivement que très peu de nouveaux cas en comparaison avec la France, "je m'inquiète pour les semaines à venir, pour  une éventuelle deuxième vague", dit-il.  

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Tout dépendra de l'ampleur de cette éventuelle seconde vague, mais les hôpitaux sont d'ores et déjà prêts à accueillir les patients. L'Allemagne, compte plus d'habitants que la France mais disposait de 28 000 lits de réanimation avant la crise et est passée à 40 000 lits pour faire face à l'afflux de patients, contre 14.000 pour la France. 

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