Précarité étudiante : vers un blocage des facs ?

Précarité étudiante : vers un blocage des facs ?
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MOBILISATION - L'immolation d'un jeune homme de 22 ans a déclenché une mobilisation dans plusieurs facs contre la précarité étudiante. Reçues par le secrétaire d'Etat Gabriel Attal, les 2 principales organisations étudiantes (Fage et Unef) entendent "maintenir la pression" jusqu'à obtenir des mesures concrètes.

Alors que plusieurs campus se mobilisent contre la précarité étudiante, les syndicats sont reçus cette fin de semaine par le secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse Gabriel Attal. Les premiers à l'avoir été ce jeudi sont la Fage et l'Unef. Cette entrevue a-t-elle modifié leurs plans d'action pour ces prochains jours ? 

"Nous avons parlé des problèmes étudiants liés aux bourses, au logement, aux APL, de l’accès à la santé.... La plupart de nos constats ont été partagés donc c’est une bonne chose. Mais nous avons senti une frilosité sur la question du budget. Nous sommes renvoyés à la question du revenu universel, mais qui aboutira dans un temps assez long alors que là il y a urgence" a expliqué à LCI Orlane François, présidente de la Fage.

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"Nous avons exposé nos revendications mais il les connaissaient déjà. Et nous n'avons pas obtenu d'engagements concrets donc nous ne sommes pas satisfaits" a déclaré Mélanie Luce, présidente de l'Unef, à LCI. Les étudiants doivent continuer à manifester, à raconter leur quotidien sur les réseaux sociaux, à participer aux assemblées générales dans leurs universités. Nous appelons les étudiants à continuer à mettre la pression jusqu'à l'obtention de mesures concrètes."

Des actions possibles la semaine prochaine

La Fage souhaite elle "continuer à sensibiliser les fédérations sur le terrain, et à ce que des AG se tiennent dans les facultés. Mais nous n'organiserons rien de nouveau sur les campus, sauf si vendredi, à l’issue de nouveaux entretiens entre Gabriel Attal et les syndicats, aucune annonce n'est faite. Alors il pourrait être envisageable de faire d’autres actions, notamment la semaine prochaine. Mais rien n’est arrêté".

Les syndicats Uni, FSE et Solidaires seront reçus vendredi après-midi. Ce jeudi après-midi, Solidaires a déclaré à LCI continuer les actions "localement sur les campus" mais se "coordonner au niveau national avec toutes ses fédérations et d'autres syndicats interprofessionnels pour lancer des campagnes sur la précarité étudiante" ces prochains jours. Et comme l'Unef, elle donne rendez-vous aux étudiants le 5 décembre, pour rejoindre dans la rue les salariés de la RATP, de la SNCF ou encore le personnel hospitalier.

Lyon, épicentre de la mobilisation

Ces entretiens interviennent six jours après l'immolation d'Anas K.,  étudiant de 22 ans devant un restaurant universitaire de Lyon. Il était toujours jeudi à l'hôpital dans un état grave. En début de semaine, ce drame a provoqué des mobilisations parfois ponctuées d'incidents sur des campus à Paris, Lille et Lyon. C'est d'ailleurs à Lyon que la mobilisation reste la plus active. 

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Mercredi, les étudiants avaient voté pour le blocage de l'université Lyon 2. Ce jeudi à midi, une nouvelle assemblée générale a eu lieu sur le campus durant laquelle le blocus n'a pas été voté. La fac sera donc ouverte vendredi. Contacté par LCI, le syndicat Solidaires Etudiants Lyon annonce que des "journées de lutte" sont prévues les 18 et 26 novembre prochain.

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