Privatisation des Aéroports de Paris : début de la consultation citoyenne et premiers grincements de dents

Privatisation des Aéroports de Paris : début de la consultation citoyenne et premiers grincements de dents

RÉFÉRENDUM - La période du recueil des 4,7 millions de signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'ADP s'échelonnera sur une durée de 9 mois à compter de ce jeudi. Déjà, certains votants signalent des dysfonctionnements sur le site mis en place par le gouvernement.

La décision a été officialisée par un décret paru mercredi au Journal officiel. La période du recueil des 4,7 millions de signatures nécessaires à l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris s'est ouverte ce jeudi à minuit, et pour une durée de 9 mois. 

Pour rappel, après que quelques 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) ont enclenché début avril la procédure de RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée, le gouvernement avait jusqu'au 15 juin pour mettre en place le dispositif de recueil de signatures, suite à la décision favorable du Conseil constitutionnel. 

"C'est désormais chose faite puisque, avec le décret qui a été présenté, à partir du jeudi 13 juin à 0 heures, le recueil sera possible sur un site internet dédié www.referendum.interieur.gouv et un processus physique, c'est-à-dire de dépôt directement dans les chefs-lieux de canton, permettra également le recueil physique des soutiens à ce référendum", a précisé la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. 

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Les initiateurs du RIP entendent s'opposer à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril. Ils doivent maintenant recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10% du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes. 

Mais dès jeudi matin, des premiers votants signalaient des dysfonctionnements sur le site mis en place par le gouvernement, certains y voyant une volonté de "rendre plus difficile le processus" de signature, d'autres "un déni de démocratie".

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