Propos polémiques sur la pédophilie : l'abbé de la Morandais présente ses "excuses"

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JUSTIFICATION - Après la violente polémique suscitée lundi par les propos de l'abbé Alain de la Morandais, invité de LCI, sur les agressions sexuelles sur mineurs dans l'Eglise, le curé médiatique a reconnu mardi une expression "confuse et incomplète" et a présenté ses excuses.

L'abbé Alain de la Morandais s'explique à propos de son dérapage de lundi. Le médiatique curé, qui a fait scandale après des propos tenus sur LCI au sujet des agressions sexuelles sur mineurs dans l'Eglise, a présenté ses excuses mardi, par l'entremise de son éditrice. 


"Une polémique est née de propos que j'ai tenus dans l'émission de 'LCI Audrey & Cie' sur la pédophilie. Des propos que certains ont interprétés comme une manière de dire que les enfants sont responsables du fléau dont certains d'entre eux sont victimes. Je tiens à indiquer haut et fort que mon expression, confuse et incomplète, je le reconnais et je le déplore, et la manière dont elle a été perçue ne reflètent en rien ce que je pense", indique-t-il dans son message. "Les agresseurs sont bien les adultes. Et les enfants sont des victimes innocentes."

"Je tiens à m'excuser"

Lundi, l'abbé de la Morandais avait notamment tenu ces propos : "On a toujours l'impression qu'un viol, c'est de la violence. Au départ, je ne crois pas [...] Dans les échos que j'ai eus, un enfant cherche spontanément la tendresse d'un homme ou d'une femme. Et souvent ce sont des gamins en frustration de tendresse, ils vont chercher la tendresse". Alors que, durant l'émission, on lui opposait que la responsabilité relevait des adultes, il a acquiescé, tout en insistant : "Bien entendu. Mais le gamin il va chercher... Vous avez tous observé qu'un gamin, il vient, il vous embrasse sur la bouche..." Dans la journée, l'archevêque de Paris, Michel Aupetit, avait condamné "fermement" ces propos sur Twitter. 


"Ayant à plusieurs reprises alerté et dénoncé moi-même différents comportements pédophiles au sein des institutions religieuses, ainsi que l'aveuglement ou les silences coupables dont la hiérarchie parfois les couvrait, je ne peux ni ne veux laisser croire que mon point de vue serait d'accuser les enfants d'une quelconque responsabilité", a plaidé Alain de la Morandais. Avant de "présenter ses excuses" à ceux que ses paroles "ont pu blesser". 

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