La station de ski de Luchon-Superbagnères se fait livrer de la neige... par hélicoptère

La station de ski de Luchon-Superbagnères se fait livrer de la neige... par hélicoptère
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SIGNE DES TEMPS - Afin de pallier le manque d'enneigement dans la station de ski pyrénéenne de Luchon-Superbagnères, le conseil départemental de la Haute-Garonne a décidé de faire livrer de la neige par hélicoptère sur certains tronçons vendredi et ce samedi.

Si la neige a pour habitude de tomber du ciel, il est rare qu'elle doive, pour ce faire, utiliser un moyen de transport. C'est pourtant ce qu'il se passe ce week-end dans la station de ski pyrénéenne de Luchon-Superbagnères, où un hélicoptère est en train de transvaser quelque 50 tonnes de poudreuse, "du haut de la station vers le bas, notamment sur les espaces dédiés aux enfants et débutants", a expliqué à l'AFP le conseil départemental de la Haute-Garonne, à l'initiative de cette opération inédite.

"Ce n'est pas hyper écologique"

La faute à des températures très élevées pour la saison (15°C à 1.800m d'altitude), qui ont contraint le département à fermer 60% du domaine skiable (soit 22 pistes sur un total de 28). L'idée étant donc "de soutenir la station, la ville de Luchon et les acteurs du tourisme, déjà fortement impactés par les conditions climatiques exceptionnelles". Le directeur du syndicat mixte des trois stations de Haute-Garonne, Hervé Pounau, ajoute : "Sans ça, nous devrions fermer une grande partie du domaine, puisque c'est pendant les vacances que nous avons la plus grosse activité pour les débutants et les écoles de ski."

En tout, ce sont deux heures et demi d'hélicoptère qui sont nécessaires pour ces 50 tonnes de neige. "Cela va nous coûter entre 5.000 et 6.000 euros, sachant qu'en termes de retour sur investissement, il faut multiplier au moins par 10", argue encore Hervé Pounau. Selon lequel entre 50 et 80 personnes vont pouvoir travailler grâce à cette opération, le personnel de la station, les moniteurs, les loueurs de matériel, les restaurateurs... Mais qui reconnaît cependant que le procédé n'est "pas hyper écologique".

"C'est vraiment exceptionnel et nous n'avons aucune intention de le reproduire, justifie-t-il. On n'a pas eu le choix cette fois-ci." De son côté, le conseil départemental promet que "dès que les températures le permettront, les canons à neige reprendront la production de neige de culture sur cette zone prioritaire pour la bonne marche du domaine skiable".

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