Combien coûteront les "Tulipes" de Jeff Koons aux contribuables parisiens ?

Population

ART - L'oeuvre offerte à Paris par Jeff Koons en mémoire des attentats de 2015 a été inaugurée ce vendredi 4 octobre. La sculpture, son intérêt et son auteur font polémique, tout comme son coût. Pourtant, selon la mairie, les frais pris en charge par la Ville sont minimes et l'oeuvre devrait même rapporter.

Entre le Petit Palais et la place de la Concorde, la maire de Paris Anne Hidalgo a inauguré ce vendredi 4 octobre "Le Bouquet de Tulipes" de l’artiste américain Jeff Koons. De quoi clore la polémique qui entoure la livraison de cette oeuvre, promise en 2016 par l'artiste américain en hommage aux victimes des attentats qui en endeuillé la capitale en 2015 ? Car outre les critiques sur l'intérêt artistique de cette sculpture et la personnalité controversée de l'artiste, le coût de l'oeuvre a longtemps été décriée. 

Si l'oeuvre a été offerte à la ville par l'artiste, il a tout de même fallu en couvrir les frais de production, Jeff Koons n'en ayant fourni que les dessins. Et ils s'élevaient à... 3,5 millions d'euros. Mais ils ont été pris en charge par le mécénat, pour moitié par des entreprises et des particuliers américains, et pour l'autre par des donateurs français, parmi lesquels Bernard Arnault et Xavier Niel. Ces derniers vont pouvoir bénéficier d'une réduction d'impôts de 60% sur la somme offerte. 

Lire aussi

Un million d'euros pour une nouvelle étude de faisabilité

La sculpture devait d'abord être installée entre le Palais de Tokyo et le musée d'Art moderne. Mais les études de faisabilité ont démontré que ce n’était pas possible. Il a donc fallu trouver un nouvel espace pour accueillir ces tulipes. Un temps envisagé, le site de La Villette a également été abandonné au profit du jardin des Champs-Elysées. La nouvelle étude commandée pour étudier ce nouvel emplacement, d'un coût de un million d'euros, a été financée par l'artiste américain, selon l'adjoint à la Culture de la mairie de Paris.

"Cette œuvre ne coûtera rien aux Parisiens. Certes, nous sommes chargés de son entretien, mais l’artiste a renoncé à ses droits de reproduction sur les cartes postales ou les produits dérivés, par exemple. Les recettes qui en proviendront seront reversées à la Ville, à hauteur de 20% afin de couvrir les frais de maintenance. Et les 80% restant iront aux associations de familles des victimes des attentats", a expliqué Christophe Girard au Monde.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter