Qui sont les dix Français qui ont débattu avec Edouard Philippe dans "La Grande explication" ?

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La colère des Gilets jaunes

DÉBAT - Dix Français ont débattu avec Edouard Philippe dans le troisième volet de "La Grande explication" ce mercredi sur LCI. Que sait-on de ces femmes et ces hommes aux profils socio-professionnels variés, invités à porter, chacun, une problématique de leur quotidien ?

Ils vivent aux quatre coins de la France, n’ont pas le même âge et ne sont pas tous en activité, mariés et responsables d’un foyer. Etudiants, salariés, au chômage ou retraités, sans enfant, parents toujours en couple ou séparés, ce sont dix citoyens, soutiens ou non des Gilets jaunes, aux profils socio-professionnels très variés, et en conséquence confrontés au quotidien à des problématiques tout aussi nuancées, qui se sont retrouvés sur le plateau de "La Grande explication" ce mercredi. Avec une motivation commune tout de même : s’adresser directement au Premier ministre, Edouard Philippe. Que sait-on d’eux ?

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Ingrid Levavasseur

Devenue depuis l'une des figures des Gilets jaunes, l’aide-soignante de l'Eure était arrivée sous les projecteurs fin novembre 2018, lors du premier volet de la Grande explication, sur le plateau de LCI. Cette mère de 31 ans élevant seule ses deux enfants, avait alors indiqué toucher 1.250 euros par mois, précisant être au-dessus du seuil permettant de toucher des aides sociales. Elle avait également présenté un tableau de ses dépenses, afin de montrer que sa situation ne lui permettait pas de faire face à de nouvelles, dont bien sûr une hausse des prix du carburant. 

Plutôt ancrée à gauche, celle qui confiait avoir voté Emmanuel Macron "contre Marine Le Pen" défend une plus juste répartition de l'impôt, revendique une sensibilité sur la question de la transition écologique et un attachement à une plus juste représentation des citoyens dans la société civile. Mais son explosion médiatique n'a pas plu à tous, et notamment ses velléités de passer de l'autre côté de l'écran. La proposition qui lui a été faite d'avoir un poste de chroniqueuse à BFM TV lui a ainsi valu une bordée d'injures sur les murs des différents groupes Facebook du mouvement. Tout comme l'annonce de la liste RIC qu’elle est déterminée à mener aux élections européennes.

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Fabrice Schlegel

Parmi les initiateurs de la mobilisation des Gilets jaunes dans sa région, le Jurassien de 45 ans avait lui aussi participé au premier volet de la "Grande Explication" en novembre dernier, avant de prendre ses distances, le mois suivant, avec le mouvement.

Chef d’entreprise dans le secteur de la construction à Dole, il a notamment déjà eu l’occasion de reconnaître sur LCI ne pas être "le plus impacté" par la hausse de la taxe sur le carburant, tout en dénonçant un impôt "confiscatoire", reprochant au gouvernement "d'aller toujours chercher l'argent dans la poche du petit contribuable".  Début 2018, ce quadragénaire s'était déjà engagé contre la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h en adressant, via Facebook, un message au Premier ministre Edouard Philippe. 

Simone Rossi

Originaire de Sausset-les-Pins, près de Marseille, cette retraitée de 88 ans, ex-vendeuse de prêt-à-porter puis ancienne salariée d’une association de quartier, vit avec une pension de 935 euros. Une fois déduites les dépenses élémentaires qu'il faut supporter pour se loger, se soigner, s’assurer… Il ne lui reste 16 euros par jour. 

A l’instar de nombreuses femmes à la retraite, elle n'a pas pu partir à taux plein, après s’être arrêtée de travailler pour élever ses enfants. "Et vous, sauriez-vous vivre avec 16 euros par jour ?", demande à Edouard Philippe, l’arrière-grand-mère qui en dehors du tricot et des mots croisés, déplore de ne pouvoir s’accorder aucun petit plaisir au quotidien et surtout de ne pas pouvoir gâter ses petits-enfants.

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La Grande Explication: le quotidien de Simone, 88 ans

Justine Dumontier

A 29 ans, cette assistante-ingénieure de recherche (contractuelle) parcourt quotidiennement plus de 120 km aller-retour pour aller travailler.

 

"Je suis à peu près à 300 euros d'essence par mois, je fais à peu près un plein par semaine", détaille, en amont de l’émission, cette mère de famille dont le salaire s’élève à 1.500 euros par mois. Et d’évoquer aussi  : "l'entretien de la voiture parce qu'il faut que je change mes pneus plus régulièrement" et les "vidanges qui reviennent plus régulièrement." Celle qui compte bien interpeller le Premier ministre conclut en expliquant qu’en ayant rien changé à sa "façon de faire depuis des mois", elle touche "de moins en moins d'argent sur (son) compte à la fin du mois".

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Alexandre Callet

A 33 ans, ce restaurateur à Rueil-Malmaison, a fait de la pression fiscale son cheval de bataille. Un sujet cher à ce père de famille séparé, autant que l'opacité du système bancaire qui l’avait déjà encouragé, en 2011 et 2016, à pousser un "coup de gueule" par l’intermédiaire des médias. Le jeune homme qui avait alors besoin de 70.000 euros  pour lancer sa deuxième affaire, avait choisi la provocation pour dénoncer le refus de crédit dont il avait fait l'objet.  

"Chiens acceptés, banquiers interdits (sauf droit d'entrée de 70.000 euros)", avait donc inscrit à l’ardoise de son restaurant celui qui, en 2011, voulait même se présenter à l'élection présidentielle...

Françoise Flejou

Cette mère de trois enfants de 57 ans est chauffeuse-livreuse à Pleyber-Christ, dans le Finistère. Dans un portrait que lui consacrait Le Télégramme en septembre dernier, avant de début de la mobilisation des Gilets jaunes donc, la quinqua en recherche d’emploi depuis presque un an et demi, alertait sur la situation des seniors au chômage. Qui plus est quand ce sont des femmes. 

Pierre Prim

Anciennement professeur d’éducation physique à Gennevilliers, en zone de sécurité prioritaire, ce syndiqué SNEP, père d'un enfant, enseigne désormais dans un lycée professionnel à Béziers depuis la rentrée 2017. 

Jordan Gallea

Cet étudiant de 22 ans en histoire à Albi, dans le Tarn et volontaire en service civique. Familier des débats, il a notamment participé en octobre dernier à une rencontre entre jeunes, élus et décideurs publics dans sa région.

Anne Ruffet-Sciard

A 39 ans, cette architecte d’intérieur, mariée et mère de trois enfants, travaille au Blanc dans l’Indre. 

Muriel Laridon

A 62 ans, cette habitante d'Orvault en Loire-Atlantique, a exercé en tant qu'aide à domicile. 

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