La SNCF enregistre des taux records de retards en 2018

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TRANSPORTS - TGV, Intercités ou trains régionaux, aucun des services de la SNCF n’a échappé au rapport révélé ce jeudi par Le Figaro. Dans ce bilan annuel, l’Autorité de la qualité de service dans les transports montre qu’en 2018 en France, les retards et annulations de trains ont atteint des records.

Voyages annulés ou retardés, saturation de certaines gares, pannes à répétition… la SNCF a connu une année 2018 chaotique, marquée par la dégradation de la qualité de ses services. C’est ce que révèle le rapport annuel de l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST). 


Et les chiffres parlent d’eux-mêmes, enregistrant des "niveaux inédits". La grève des cheminots, les intempéries ou encore la vétusté des infrastructures expliquent notamment ce phénomène. 

Trois mois de mouvement social

Le rapport, révélé ce jeudi par Le Figaro, dégage un des facteurs qui a miné la qualité du service de la société de transports. Pendant trois mois, d'avril à juillet 2018, la grève des cheminots a paralysé une partie des trajets, et provoqué de nombreuses annulations, surtout sur les liaisons longue distance. Les TGV ont ainsi enregistré une hausse des annulations de 6,8% en moyenne, et jusqu’à 13,3% pour la ligne Paris Nord-Arras, un record. 

Près de deux TGV sur dix en retard

Le réseau ferroviaire français se fait vieux. Une vétusté responsable de pannes à répétition. Résultat : 17,8% des TGV sont arrivés en retard en 2018, contre 15,4% l’année précédente. Un autre facteur aggrave ces chiffres : la saturation dans les grandes gares, qui ne peuvent plus assurer un service convenable. Ainsi, à Montparnasse, la ligne en direction du Mans affiche un retard inédit de 32%. A titre de comparaison, la ligne Paris Est-Nancy est la plus ponctuelle, avec un retard de 8% "seulement". 


Les trains Intercités n’échappent pas à cette hausse de retards, avec 17,2% de trains qui n’arrivent ou ne partent pas à l’heure en 2018, contre 14,6% en 2017. La ligne Marseille-Bordeaux étant la plus touchée avec un taux de retard de 33% enregistré en 2018 (22% en 2017). La liaison Montparnasse-Granville est quant à elle épargnée, avec un taux à 9%. 

Ponctualité "à peu près stable" en Île de France

Si elle reste moins importante que pour les autres services de la SNCF, la dégradation de la ponctualité des trains régionaux est aussi pointée du doigt dans le rapport. Hors Île de France, le taux global de retard est de 9,6% contre 9,1% l’année d’avant. La région Occitanie fait figure de mauvais élève, avec un taux de retard des trains de 13,7%. C’est en Bretagne que les trains sont les plus ponctuels, enregistrant un taux de retard de 5,3%. 


Le rapport souligne une ponctualité "à peu près stable" en Île de France. Mais malgré les bilans encourageants des RER A et B, "aucune ligne de RER et Transilien n’atteint les objectifs de ponctualité fixés par Île de France Mobilités",  précise le rapport de l’AQST. 

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