"Ras le viol !": des milliers de personnes défilent contre les violences sexistes à Paris et dans plusieurs villes de France

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RENDEZ-VOUS - Des milliers de personnes ont défilé ce samedi après-midi à Paris pour dire "stop" aux violences sexistes et sexuelles, réclamant la fin de "l'impunité des agresseurs" et "des moyens  financiers suffisants", à l'appel du mouvement citoyen #NousToutes.

Sur les banderoles, on peut lire  "Ras le viol", "la voix des femmes brise le silence",  "Non c'est non". Des manifestant(e)s scandent "les femmes, la lutte, la liberté" au son des tambours. Des milliers de personnes ont défilé à Paris au départ de la place de l'Opéra ce samedi pour dire "stop aux violences sexistes et sexuelles".  Des personnalités d'horizons divers, parmi lesquelles les comédiennes  Muriel Robin, Eva Darlan, Vanessa Demouy et Juliette Arnaud, se sont jointes à la marche parisienne. 


Selon la préfecture de police de Paris, 12 000 personnes ont participé à la marche parisienne de ce samedi. Les organisatrices affirment que 30 000 personnes étaient présentes dans la capitale.


"Je suis là pour soutenir toutes les victimes et continuer ce combat qui a  commencé bien avant moi. J'avais promis que je viendrai, je suis à ma place", a déclaré, foulard violet au bras, Muriel Robin, qui avait réuni plus d'un millier de femmes à Paris en octobre contre les violences conjugales. Eva Darlan a, elle, souhaité être là "pour porter la voix des femmes qui n'ont pas accès aux médias". "Il y a un moment, ce serait bien qu'on nous  entende. On le dit gentiment mais on va le dire très fort et toutes ensemble", a dit Vanessa Demouy.


Notre reporter Felicia Sideris est sur place dans le cortège.

En raison de la mobilisation annoncée des Gilets jaunes, le cortège, qui devait s'élancer de la place de la Madeleine, a été déplacé à Opéra. Les organisatrices réclament des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l'ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes..."

D'autres rassemblements de Marseille à Rennes

A Marseille, Lyon, Toulouse, Lille, Nantes ou Paris, hommes et femmes arborant tenues et calicots violets, couleur choisie par le collectif #NousToutes, ont demandé que la lutte contre ces violences soit érigée en priorité par le gouvernement. Les féministes ont été également plusieurs centaines à battre le pavé dans le centre de Rennes.


Parmi elles, une majorité de femmes, mais aussi de nombreux hommes. Pour Tanguy, un étudiant de 19 ans, "c'est un mouvement qui n'a pas de sexe, ce n'est pas un combat des femmes contre les hommes mais un combat des hommes et des femmes, ensemble, contre les inégalités".

Des violences qui concernent une femme sur trois

Selon l'Organisation des Nations unies, une femme sur trois subira des violences au cours de sa vie. En France, chaque jour, plus de 250 femmes sont violées. Une femme sur 3 a déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail. 16% de la population a été victime de violences sexuelles pendant son enfance.

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