Rassemblement pour Adama Traoré : "Les gens sont venus chercher des réponses", selon Rokhaya Diallo

Rassemblement pour Adama Traoré : "Les gens sont venus chercher des réponses", selon Rokhaya Diallo
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INTERVIEW - Ils étaient près de 20.000 à manifester ce mardi soir contre les violences policières à Paris, à l'appel de la famille d'Adama Traoré, ce jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation. Un rassemblement émaillé d'incidents auquel a participé la militante Rokhaya Diallo. Elle témoigne sur LCI

Jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes, incendies, manifestants sur le périphérique.... Des incidents ont éclaté ce mardi soir en marge d'un vaste rassemblement devant le palais de justice à Paris en hommage à Adama Traoré et pour dénoncer les violences policières. Une manifestation à l'appel du collectif Adama qui avait été interdite, un peu plus tôt dans la journée, par la préfecture de police.

Pour la militante anti-raciste Rokhaya Diallo, présente dans la manifestation, "ce que les gens sont venus chercher, ce sont des réponses". Interrogée à l'issue de la manifestation par LCI, elle a souligné que ces personnes, de plusieurs générations, de plusieurs origines, soutiennent la famille Traoré, et à travers elle d'autres familles qui ont vécu la même chose.

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"L'idée, c'est de demander que la police traite tous les citoyens de manière égalitaire. S'il y a des débordements dans les manifestations, la cause n'en est pas moins juste, a poursuivi la journaliste et réalisatrice. Cela a été le cas pour les Gilets jaunes qui demandaient une égalité sociale et économique. Les débordements ne sont pas le fait des initiateurs de la manifestation. Et on ne doit pas perdre de vue le fait que les gens sont dans la rue parce qu'un jeune homme de 24 ans est mort le jour de son anniversaire".

Selon Rokhaya Diallo, l'abondante présence des forces de l'ordre a certainement mis le feu aux poudres : "Lorsque je suis arrivée à la manifestation, j'étais effarée par le nombre de camions de police. J'ai trouvé qu'il y avait une anticipation et une disproportion par rapport à la manière dont on essayait de réguler cette manifestation, et c'est ce qui m'a le plus inquiété", a-t-elle témoigné.

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"Les seules choses que j'ai vues, ce sont des gaz lacrymogènes ; j'en ai aussi respirés, alors que j'étais simplement en train de marcher avec d'autres personnes", a-t-elle par ailleurs constaté, rappelant que parmi les gens qui défilaient à ses côtés, "il y avait beaucoup de personnalités publiques, des écrivains, des acteurs qui ne sont pas des gens fondamentalement militants". "Ce sont des gens qui posent des questions sur la France d'aujourd'hui, et qui désirent qu'un jeune garçon noir ou d'origine maghrébine puisse arpenter le rues de France sans craindre pour sa vie du fait des forces de l'ordre", a-t-elle conclu.

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