Remaniement : dans plusieurs villes, des rassemblements dénoncent une "culture du viol En Marche"

Des militants continuent de crier leur colère suite à un remaniement qu'ils ne comprennent pas. Deux noms sont scandés. Et les associations appellent à leur démission.
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COLÈRE - De nombreuses manifestations féministes ont protesté vendredi contre le nouveau gouvernement, ciblant le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, et le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui fait l'objet d'une enquête pour viol.

Elles dénoncent un "remaniement de la honte". Dans plusieurs villes de France, des rassemblements féministes ont eu lieu ce vendredi 10 juillet contre les nominations de Gérald Darmanin, accusé de viol, au ministère de l'Intérieur, et d'Eric Dupond-Moretti, très critique envers le mouvement #MeToo, à la Justice. Un nouveau gouvernement qui occulte, selon les manifestantes, la "grande cause du quinquennat" qu'était supposée être l'égalité hommes-femmes.

Des cortèges à Paris, Lille ou encore Toulouse

Le message qu'elles veulent faire passer est simple. Et résumé en un slogan : "Violeur à l'Intérieur ! Complice à la Justice !". Alors pour le faire entendre, une journée nationale de mobilisation était prévue. Et c'est Toulouse qui a ouvert le bal. Environ 300 manifestantes ont battu le pavé pour dénoncer la "culture du viol En Marche". Réunies devant le Palais de justice de la ville, elles déploraient que la question de "l'égalité hommes-femmes", présentée comme "grande cause du quinquennat" ait été "complètement enterrée", pour reprendre les mots d'une jeune femme participant à la mobilisation.

La vague d'indignation a déferlé dans plusieurs villes. Des rassemblements ont eu lieu partout en France, comme à Angers, où une centaine de personnes se sont réunies devant la préfecture, à Nantes, mais aussi à Caen ou encore Rennes . D'autres cortèges sont encore prévus en début de soirée devant les palais de justice de Marseille et Grenoble, place de l'Hôtel de Ville à Rennes. Plus symboliquement, une action était aussi prévue à  Lille, d'où est originaire le ministre de l'Intérieur accusé de viol.

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A Paris, le rendez-vous était donné à 18h devant l'Hôtel de Ville. "Trois ans après #MeToo, l'État français montre une nouvelle fois que le bien-être et la sécurité des femmes n'est pas une priorité", écrivaient sur Facebook les organisatrices, se demandant quel "message renvoie le gouvernement français aux femmes hésitant à porter plainte pour viol". Si plus de 1000 personnes avaient déclaré jeudi leur intention d'y participer, c'est une foule compacte qui s'est réunie sur le parvis de la mairie. Les manifestantes, principalement des femmes, scandaient des slogans tels que "pas de violeur à l’Intérieur, pas de complice à la Justice". A quelques pas de là, des activistes "colleuses" étalaient sur les murs les messages du mouvement pour donner de l'écho aux revendications. 

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