Réouverture des commerces : le casse-tête des 8m² par client

Réouverture des commerces : le casse-tête des 8m² par client

CHACUN SON TOUR - Les petits commerces devraient rouvrir leurs portes autour du 1er décembre après plus de trois semaines de fermeture en raison du deuxième confinement. Ils feront néanmoins face à des contraintes, comme une jauge d'une personne par 8m².

Mardi prochain, le président de la République Emmanuel Macron prendra la parole lors d’une allocution télévisée à 20h pour préciser les modalités du déconfinement progressif, qui débutera le 1er décembre. Parmi ces mesures, la réouverture des petits commerces est sur toutes les lèvres. Si ces derniers espèrent pouvoir rouvrir dès le 27 ou le 28 novembre, des contraintes leur seront imposées.

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Des mesures contraignantes pour les petites boutiques

En effet, les commerces devront appliquer un marquage au sol, installer des plexiglas aux caisses, installer une ventilation de façon obligatoire mais surtout accueillir deux fois moins de clients à la fois. Ainsi, la jauge d’accueil sera réduite à une personne pour 8m², et non plus 4. Les règles seront les mêmes pour tous les commerces, quelle que soit leur taille. Les commerces de plus de 400 m² seront même tenus de contrôler le nombre de clients à l’entrée.

Cette réouverture enchante Pierre Hollier, gérant du magasin de vêtements "Les Garçons" à Lyon, dans le Rhône : "Déjà, le mois de novembre était un gros mois, alors le mois de décembre, non, on ne peut pas s’en passer. Donc, oui, c’est vraiment un soulagement pour nous." Néanmoins, l’application de cette jauge interroge le commerçant : "Le samedi, les clients viennent souvent en famille, ça peut être un problème. Ils sont souvent 4 ou 5. On va vite arriver à la jauge qui va nous être imposée."

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Les clients vont faire la queue dans la rue.- Sylvie Barière, salariée de la chocolaterie Florent Thevenon, à Lyon.

Même inquiétude pour Fanny Haemmerlin, gérante du magasin de jouets "Le Bonhomme de bois" à Lyon. Dans sa boutique de jouets, elle atteint à peine 15% d’activité avec le "click and collect". Si elle se réjouit de rouvrir ses portes au public, cette jauge signifie davantage d’attente pour ses clients. "Si à chaque fois qu’ils rentrent dans un magasin, ils doivent faire 20 minutes de queue, cela va être compliqué. Le risque c’est qu’effectivement, cette année, on soit plus fortement impactés par Internet qu’en temps normal."

Pour Sylvie Barière, qui officie dans la chocolaterie Florent Thevenon, toujours à Lyon, cette jauge n’est pas une bonne solution : "Les clients vont faire la queue dans la rue, en se serrant sur le trottoir qui est étroit. Ce sera difficile de se croiser." Pour pallier cette limitation, cette chocolaterie a décidé d’effectuer des livraisons et de rester ouvert plus tard le soir. Nul doute que de nombreux commerces vont adopter la même méthode.

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