EXCLUSIF - En immersion au cœur du chantier colossal de la cathédrale Notre-Dame

REPORTAGE - Onze mois après l’incendie qui a ravagé la cathédrale, la phase de sécurisation de l'édifice est loin d’être achevée. Notre équipe a pu accéder au chantier et suivre ceux qui travaillent à sauver l'édifice parti en flammes le 15 avril 2019.
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REPORTAGE - Onze mois après l’incendie qui a ravagé la cathédrale, la phase de sécurisation de l'édifice est loin d’être achevée. Notre équipe a pu accéder au chantier et suivre ceux qui travaillent à sauver l'édifice parti en flammes le 15 avril 2019.

Derrière les palissades qui l’entourent, la cathédrale Notre-Dame de Paris reste fermée au public. Mais elle accueille chaque jour quelques 200 personnes qui s’activent pour la sauver de l’édifice. Pour entrer, une procédure très stricte est à respecter pour éviter les problèmes sanitaires liés à la présence de poussières de plomb sur site qui ralentit les opérations.  

Le chantier entre dans une phase cruciale. Sans doute la plus délicate et la plus risquée depuis le début des travaux de sauvegarde. Après la dépose des vitraux, dans la foulée de la pose des cintres qui soutiennent de chaque côté les murs de la cathédrale gothique, il s’agit de retirer l’échafaudage qui a résisté après la chute de la flèche le 15 avril 2019 à 19h50.

Les équipes d’échafaudeurs, sous la direction de Didier Cuiset, ont engagé ce travail. Ils travaillent sur Notre-Dame depuis près de trois ans. Les équipes avaient monté l’échafaudage qui devait servir à restaurer la flèche. Une équipe de TF1, Michel Izard, Bertrand Lachat et Bixente Hacala ont pu les suivre sur une nacelle au-dessus du gouffre béant laissé par la disparition de la flèche. 

Une messe en 2024 ?

Un voyage au cœur du chantier, au cœur de la cathédrale blessée, parmi ces milliers de tubes d’acier tordus et noircis par le feu, parmi ces poutres de la charpente qui semblent encore en suspension au-dessus du vide dans la lumière des vitraux. 

Cette opération prendra plusieurs mois. 

Le général Georgelin nommé par le président de la République a la tête de l’établissement public chargé de la conservation et la restauration de Notre-Dame de Paris maintient son objectif de faire une célébration dans la cathédrale le 15 avril 2024, cinq ans tous ronds après l’incendie, selon le vœu d’Emmanuel Macron. . 

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Mais la tâche sera sans doute difficile à réaliser. La reconstruction en elle-même ne commencera pas avant 2021. Les travaux de sauvegarde du bâtiment ne seront pas achevés avant la fin de l’année. Ils ont déjà coûté 65 millions d’euros. 

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