Jean-Michel Blanquer : "Un de nos premiers défis, c’est d’aller chercher les élèves décrocheurs"

Jean-Michel Blanquer : "Un de nos premiers défis, c’est d’aller chercher les élèves décrocheurs"
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DECONFINEMENT - Ce mardi 12 mai, un million et demi d'écoliers étaient attendus en classe. Jean-Michel Blanquer s’est rendu ce mardi matin dans une école élémentaire de l'Essonne. L'occasion d'évoquer les points de tension sur la mise en oeuvre de son plan pour la réouverture des écoles.

En ce premier jour de reprise, le ministre de l’Education nationale s'est rendu mardi matin à l’école élémentaire Roger Ferdinand de Palaiseau, dans l'Essonne  Une visite qui lui a permis d'observer que "ceux qui sont là" sont "vraiment très heureux" selon les mots de Jean-Michel Blanquer. "Heureux de retrouver leurs maîtresses, leurs camarades, leur travail. (...) Il y a cet espèce de bonheur de retrouver l'école", a déclaré le ministre à l'issue de sa visite. Un million et demi d'élèves étaient attendus en principe dans les 40.000 écoles qui ont rouvert leurs portes ce mardi 12 mai. Mais bon nombre de parents hésitent encore à envoyer leurs enfants en classe, en dépit des mesures de protection sanitaire prises par l'exécutif.

Devant la presse, Jean-Michel Blanquer a une nouvelle fois justifié la décision de rouvrir partiellement les écoles par la volonté de faire revenir ceux qui s'en sont les plus éloignés pendant le confinement. "Un de nos premiers défis, c’est d’aller chercher les élèves décrocheurs. Et c’était l’une des raisons pour lesquelles il fallait déconfiner maintenant et ne plus attendre", a expliqué le ministre de l’Education, insistant sur la dimension sociale de cette décision, aussi bien sur plan éducatif qu'alimentaire et psychologique. "Nous n’avons pas réussi au moment où je vous parle", a-t-il reconnu, jugeant que cet objectif sera atteint "au cours des jours et des semaines qui viennent".

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Ce sont souvent des maires de communes rurales et on les aide actuellement pour arriver à franchir les derniers obstacles.- Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

Concernant le choix de certains maires de ne pas rouvrir les écoles dans leurs communes à la date prévue, le ministre de l'Education s'est dit plutôt confiant. "Il y a des gens qui avaient l’air de savoir d’emblée que ce ne serait pas possible avant même de connaître le protocole sanitaire. Je pense que lorsqu’ils vont voir que 98% du pays le fait, ils le feront à leur tour", a-t-il déclaré. 

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A en croire Jean-Michel Blanquer, ce n'est pas tant un manque de volonté, mais plutôt une question de logistique. "Dans la plupart des cas, c’est parce qu’ils ont eu des difficultés techniques (…) Le protocole sanitaire est exigeant (...) Ce sont souvent des maires de communes rurales et on les aide actuellement pour arriver à franchir les derniers obstacles", a expliqué le ministre de l'Education. 

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