A plus de 90 ans, ils continuent de travailler par passion

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SUPERS PAPY - Par choix et par passion, à 90 ans, certains seniors continuent de travailler malgré leur ancienneté. En 20 ans, le nombre de nonagénaires a doublé sur l'ensemble du territoire.

L'âge légal de départ à la retraite, une problématique qui revient régulièrement dans les ambition de réforme des gouvernements. Lors de sa conférence de presse du jeudi 25 avril, Emmanuel Macron a assuré qu'il ne reviendrait pas dessus. Aujourd'hui ce dernier est fixé à 62 ans. 

Cette question est a mettre en parallèle avec l'allongement de l’espérance de vie. Les Français sont plus nombreux à vieillir, et vivent plus longtemps. En 20 ans, le nombre de nonagénaires a doublé sur l'ensemble du territoire. On compte aujourd'hui 838 000 personnes qui sont âgées de plus de 90 ans. 

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Pourtant nombreux sont ceux qui dépassent l'âge minimum du départ à la retraite. Par nécessité, pour permettre de toucher une retraite à taux plein, ou par passion. A l'image de Guy Echalier, qui, à 94 ans travaille toujours au marché de Rungis, où il fixe le cours de la viande. "Le contact que j'ai en permanence avec des gens qui ont une ou deux générations de moins que mois m'entretient" justifie-il avec malice. Guy Echalier ne travaille plus pour l'argent. Il exerce bénévolement, et vit sur ses pensions. "Tant que j'ai la santé et qu'intellectuellement je suis capable de jouer un rôle je reste" estime-il. 

René Michaux est lui aussi un "super-papy". A 95 ans sa main ne tremble pas lorsqu'il coupe les cheveux. Coiffeur depuis l'âge de 14 ans . Selon lui le travail c'est la santé, il ne fait plus cela pour l'agent mais pour se sentir vivant. Il touche sa retraite et ne demande que 10 euros par coupe à ses clients. 

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Mais question travail, les seniors ne sont pas tous logés à la même enseigne. Une étude de l'organisme de crédit Cofidis publiée mardi 2 avril établit en effet que les 55-64 ans ne sont pas mieux lotis que leurs aînés. Toujours active, faute d'avoir une pension de retraite suffisante, cette part de la population est plus exposée aux fins de mois difficiles et aux situations de découverts que les retraités. Ils sont ainsi 47% à expliquer se retrouver dans la première situation, contre 35% pour leurs aînés, et 33% à avoir été à découvert sur les douze derniers mois contre 12% pour les retraités.

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