Route fermée, crachats interdits, courses d'1h maximum... ces villes où le confinement est encore plus strict

Route fermée, crachats interdits, courses d'1h maximum... ces villes où le confinement est encore plus strict

CONFINEMENT - En ce week-end de Pâques, la ville de Sète a tenté d'empêcher l'arriver de vacanciers en... fermant une route. En Corse, faire les courses est interdit à plus d'une personne. Couvre feu, et même crachats interdits... dans plusieurs secteurs, le confinement va au delà des prescriptions gouvernementales.

Pour ce week-end de Pâques, la France est sous cloche. Si un "très haut plateau" de l'épidémie semble enfin s'amorcer, trois semaines après le début du confinement généralisé, les spécialistes sont unanimes, ce n'est pas le moment de baisser la garde.  Quelque 160.000 policiers et gendarmes sont ainsi mobilisés pour contrôler et éviter les départs vers les zones de "vacances".  Mais certaines municipalités vont plus loin et ont pris des mesures plus strictes que celles énoncées par le gouvernement.

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Le maire de Sète ferme sa commune

Sur les côtes, les zones balnéaires habituellement fréquentées par les touristes sont particulièrement surveillées ce week-end sur terre et sur mer par la gendarmerie maritime mais cela ne suffit apparemment pas. Ainsi à Sète, le maire a pris une décision encore plus stricte : la fermeture d'un des accès à la ville pour éviter que des vacanciers ne viennent en villégiature pour le week-end (voir la vidéo ci dessus).  Un arrêté de fermeture pourtant retoqué par le préfet mais totalement assumé par la mairie.  "Le week-end dernier nous avons constaté un afflux de personnes  et nous avons été alertés par la directrice de l’hôpital de Sète qui a reçu des patients qui n’étaient pas Sétois", explique  à TF1 Patrick André, adjoint au maire (SE) délégué à la police municipale. 

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En Corse, il a été décidé qu'un "un seul adulte par famille" pourra faire ses courses et ce, pendant une heure par jour maximum, en plus de contrôles renforcés sur les plages et lieux de promenade. A Nice, neuf quartiers parmi les plus pauvres sont soumis à un couvre-feu dès 20h au lieu de 23h, la mairie faisant valoir un "non-respect des règles". A Béziers, la ville a instauré un couvre-feu également, entre 21h et 5h du matin. Même chose dans le nord de la France où plusieurs municipalités ont, elles aussi, instauré des couvre-feux. 

En Île de France ou encore à Saint-Etienne, la pratique sportive individuelle est plus strictement encadrée, alors que les sorties à plusieurs sont interdites en Ardèche. A Marcq-en-Baroeul, dans le nord, cracher sur la voie publique, abandonner des masques ou des gants ou encore éternuer sans se couvrir le visage est désormais passible d'une amende de 68 euros dans les rues de la ville. Le maire a pris un arrêté dès le 2 avril visant à prendre des "mesures complémentaires d'hygiène et de propreté" qui inclut aussi l'obligation de se "conformer aux gestes 'barrières' et plus particulièrement, de couvrir son visage lors d'éternuement ou pour toute expulsion de salive (...) particulièrement lors des contrôles des forces de l'ordre", indiquait l'AFP en début de semaine. 

Alsace : il est interdit de sortir en couple !

En Alsace, désormais, il est interdit de sortir en couple que ce soit à pied, à vélo ou même en voiture sauf si l'on est accompagné par un mineur ou une personne vulnérable (voir la vidéo ci dessous). Pour faire respecter ces restrictions, les contrôles ont été multipliés en campagne comme en ville.

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Masque obligatoire dans certaines communes

A Sceaux (Hauts-de-Seine), le maire UDI Philippe Laurent avait annoncé en début de semaine, avoir pris un arrêté obligeant les habitants de plus de dix ans à se couvrir le nez et le visage avant de sortir, se basant sur l'avis de l'Académie de Médecine. L'édile, également secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), espèrait que cet arrêté, le premier à sa connaissance, agirait comme une "incitation morale" auprès des autres maires de France. Or quelques jours plus tard, la justice est venue suspendre cet arrêté. 

A Nice, le maire LR Christian Estrosi a annoncé que tous les Niçois allaient recevoir d'ici une dizaine de jours "un masque réutilisable pendant un mois", soit la version en tissu et lavable du masque de protection.
"Dès lors je pourrai prendre un arrêté qui impose à tous ceux qui seront dehors sur le domaine public" de porter un masque dans les rues de la cinquième ville de France, avait ajouté M. Estrosi sur TF1. Cette msure devraient entrer en vigueur lors du déconfinement. 

A Limoges, le maire de Limoges a demandé aux habitants de sa ville de porter "une protection couvrant la bouche et le nez à chacune de ses sorties dans l'espace public", un "devoir civique" contre la propagation du coronavirus, selon lui. Selon la municipalité de Limoges, le port d'un masque par les habitants est "d'autant plus indispensable lorsqu'ils font leurs courses sur les marchés, dans les halles, les commerces et les supermarchés". "Une écharpe ou un foulard posés devant le nez et la bouche peuvent être une première étape utile" avant de pouvoir se procurer un masque, assure la municipalité dans ce communiqué . 

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