206 vies épargnées un an après l'abaissement de la vitesse à 80 km/h, selon des résultats provisoires

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BILAN - La délégation à la sécurité routière a dressé une évaluation de cette première année avec les 80 km/h. Les chiffres traduiraient une baisse de la mortalité et un gain de temps sur les routes.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a clôturé la séance plénière du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) ce mardi. Lors de cette cérémonie, il a fait le bilan de la mise en oeuvre des 18 mesures décidées il y a un an par le Comité interministériel de la sécurité routière. Parmi les mesures phares, l'abaissement à 80  km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central hors agglomération.

Des vies épargnées et un gain de temps

Selon des chiffres provisoires de l'Observatoire National Interministériel de la Sécurité routière (ONISR), l'abaissement de la vitesse à 80 km/h "sur la partie la plus accidentogène du réseau routier aura permis d'épargner 206 vies humaines par rapport à la moyenne sur cinq ans (2013-2017)".

D'autres éléments sont à retenir de cette évaluation sur 12 mois, comme la vitesse pratiquée des véhicules légers qui auraient chuté à partir du 1er juillet 2018. "Un baisse qui s'établit à -3 km/h par rapport à juin 2018".

La principale inquiétude des Français concernait la perte de temps éventuelle sur les trajets, à cause de l'abaissement de la vitesse. Mais l'ONISR atteste d'un phénomène contraire: "Toutefois, il apparaît que l'allongement du temps du parcours, depuis le 1er juillet 2018, est de l'ordre en moyenne d'une seconde au kilomètre. Il a même été constaté un gain de temps sur 34% des itinéraires observés".

Le ministère de l'Intérieur révèle une enquête Ipsos relative au ressenti des usagers avant et après le passage de la mesure. 40% se disent favorable, contre 30 % au moment de la mise en place. 25% y sont encore opposés, contre 40 % il y a un an.

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