"J’ai une côte cassée mais ça aurait pu être bien pire", le maire de Chalifert témoigne après son agression

"J’ai une côte cassée mais ça aurait pu être bien pire", le maire de Chalifert témoigne après son agression
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VIOLENCES - Laurent Simon, maire de Chalifert, une commune de Seine-et-Marne, s’est fait agresser lundi soir par un de ses administrés. Avec une côte cassée et dix jours d'interruption temporaire de travail (ITT), il demande à la justice une réponse pénale.

Une agression de plus chez les maires. Dans la soirée de lundi, Laurent Simon, maire de la commune de Chalifert en Seine-et-Marne, a été violemment agressé par un administré. Alors qu’il rentrait en voiture chez lui, vers 19h30, un autre véhicule "m’a dépassé et puis a mis sa voiture en travers pour me stopper", explique-t-il sur LCI. 

Un couple se trouvait à bord du véhicule. Le mari est "descendu de la voiture, a tapé sur le capot", témoigne Laurent Simon. La vidéo de l’agression a été relayée sur les réseaux sociaux. On y voit l’élu, immobilisé contre un portail et frappé par son agresseur. Le maire s’en sort avec "dix jours d’ITT pour une côte cassée" même s’il estime que "ça aurait pu être bien pire".

Des problèmes de voisinage

Tout est parti d’une querelle de voisinage. Le couple "n’accepte pas que leurs voisins puissent se garer devant leur clôture", explique le maire. Ces dernières semaines, l’élu avait remarqué une "agressivité croissante dans ce conflit de voisinage". L’agresseur avait fait poser des rochers devant son domicile pour empêcher aux personnes de se garer. La mairie avait donc décidé de porter plainte contre l’administré puisque l'emplacement est du domaine public. "Le couple a considéré que c’était moi le responsable", estime Laurent Simon, "c’est la première fois en treize ans que j’ai affaire à un problème de cette nature, ça ne m’empêchera pas de continuer le travail que j’ai engagé".

"Il faut une réponse pénale"

Le maire de Chalifert considère qu’il y a un "sentiment d’impunité en France en ce moment (...) On agresse les enseignants, les pompiers, les fonctionnaires de police maintenant, on agresse les maires", proteste-t-il. Alors que début août, un maire délégué se faisait agresser dans le Cotentin et son agresseur était libéré avec un simple rappel à la loi, Laurent Simon espère que la "réponse pénale sera à la hauteur de cette agression" et de la violence à son encontre. Il demande plus de fermeté de la part de la justice, "sinon, c’est la porte ouverte à ce genre d’action". "Si le fait de menacer un maire physiquement, suffit à obtenir satisfaction dans une commune, on aura plus qu’à déposer les écharpes", affirme l'élu. 

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