SNCF : Sud Rail annonce des débrayages dans deux autres centres de maintenance TGV qui gèrent les réseaux Nord et Sud-Est

SNCF : Sud Rail annonce des débrayages dans deux autres centres de maintenance TGV qui gèrent les réseaux Nord et Sud-Est
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SOCIAL - Deux centres de maintenance des TGV situés en banlieue parisienne, qui gèrent les lignes du Nord et du Sud-Est, ont entamé un débrayage jeudi selon Sud-Rail. Le technicentre de Châtillon, dédié aux TGV Atlantique, est quant à lui toujours en grève.

La contestation sociale à la SNCF pourrait franchir un nouveau cap ce jeudi. Deux centres de maintenance des TGV situés en banlieue parisienne ont entamé un débrayage, selon Sud-Rail. La direction de la SNCF, elle, se voulait rassurante jeudi matin, assurant que la production n'était pas interrompue.

"Le travail ne se fait pas, toute la production est arrêtée sur les deux sites du Landy et du TSEE", a déclaré Fabien Monteil, délégué du syndicat Sud-Rail au Landy. Le Technicentre Le Landy (Seine-Saint-Denis) s'occupe de la maintenance des TGV de l'axe Nord, de l'Eurostar et du Thalys tandis. Le Technicentre sud-est européen (TSEE) répare et entretient les TGV de l'axe sud-est. "On n'a pas fait de débrayage tout de suite, on a laissé une chance à la direction" mais, à l'issue de discussions menées mercredi avec les directions locales de ces deux établissements, "on n'a eu aucune proposition concrète et les agents ont décidé de poser le sac", c'est-à-dire d'arrêter le travail.

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Le Landy emploie quelque 800 agents et le TSEE environ 1.000, selon la direction. Celle-ci a assuré à l'AFP qu'aucun débrayage n'impactait pour l'heure les deux centres : "A ce stade, quelques agents - entre 20 et 30 - du technicentre du Landy se sont rassemblés devant les locaux" et "une cinquantaine d'agents sont réunis en assemblée générale dans un climat plutôt calme au TSEE", a indiqué la direction de la SNCF. Jeudi, les discussions avec la direction devaient se poursuivre et une nouvelle assemblée générale devait ensuite décider de la suite du mouvement, selon Fabien Monteil. Les agents réclament une revalorisation des salaires, des primes et une amélioration de leurs conditions de travail.

Le conflit a débuté il y a dix jours au Technicentre de Châtillon en raison d'un accord local, dénoncé par la direction, sans concertation d'après les syndicats. Face à la bronca suscitée par son projet, la direction locale de la SNCF s'est vite ravisée, mettant sous le tapis dès le 22 octobre la suppression de 12 jours de repos qu'elle souhaitait instaurer à Châtillon en échange d'une compensation financière. Mais le mouvement n'a pas faibli, raison pour laquelle le trafic reste perturbé pour le pont de la Toussaint sur l'axe Atlantique avec 8 TGV sur 10 de jeudi à dimanche.

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