Toulon : l'incendie à bord du sous-marin nucléaire Perle a été maîtrisé pendant la nuit

L'incendie qui s'était déclaré à bord du sous-marin nucléaire Perle, en révision à Toulon, a été maîtrisé après plus de quatorze heures de lutte. L'origine du feu reste inconnue.
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INCENDIE - Le feu qui s'était déclaré à bord du sous-marin nucléaire Perle, en révision à Toulon, a été éteint dans la nuit de vendredi à ce samedi 13 juin, après 14 heures de lutte.

La fumée qui se dégageait vendredi matin, peu après 10h, de la base navale de Toulon a inquiété les riverains et donnait l'alerte. Elle provenait de l'incendie qui s'est déclaré à bord de la Perle, un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Rubis, en service depuis 1993. Il est depuis le début de cette année placé en arrêt technique majeur. 

Au bout de quatorze heures d'une lutte acharnée, le feu a été éteint dans la nuit de vendredi à ce samedi 13 juin, aux alentours de 0h50, après l'intervention d'une "centaine de pompiers et plus de 150 personnes en soutien", indique la marine nationale, qui précise qu'il n'y a "aucun blessé à déplorer".

"Le risque nucléaire lié au combustible nucléaire est nul, ce dernier ayant été retiré dans le cadre de l’arrêt technique. Il n’y a pas d’armes (missiles, torpilles, munitions), ni de batteries à bord", ajoute la marine nationale. La ministre des Armées, Florence Parly, doit se rendre sur les lieux ce samedi.

Vendredi, le préfet du Var a indiqué que des études de l'impact des fumées près d'écoles voisines de la base navale avaient "conclu à l'absence de pollution significative de l'air" liée à l'incendie. Mais, de son côté, la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad) a appelé à la "vigilance" des autorités : "L'absence de combustible (à bord) ne signifie pas qu'il n'y a pas de radioactivité", a estimé auprès de l'AFP Bruno Chareyron, directeur de son laboratoire.

Dans le cadre de son arrêt technique majeur, la Perle est sous la responsabilité du Service de soutien de la Flotte (SSF), qui en est l’exploitant. Naval Group, qui est maître d’œuvre, est responsable de la mise en œuvre opératoire. Il s’agit du dix-neuvième et dernier chantier d’IPER (interruption pour entretien et réparations) pour un sous-marin d'attaque nucléaire de type Rubis. 

La Perle est conçue pour naviguer 220 jours par an, deux équipages de 70 hommes sont nécessaires pour armer chaque sous-marin nucléaire d'attaque, indique le site du ministère de la Défense. 

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