Viol en réunion dans un collège de Toulouse : 200 personnes dénoncent le "silence" de la direction de l'établissement

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COLÈRE - Près de 200 personnes ont manifesté devant un collège toulousain pour dénoncer le silence de la direction à propos d'une affaire de viol en réunion ayant eu lieu en mars dernier. Affaire pour laquelle trois adolescents ont été mis en examen seulement le mois dernier.

C'est une affaire qui a provoqué l'émoi de tout un collège. Le mois dernier, trois adolescents du collège Lamartine, à Toulouse, ont été mis en examen pour viol en réunion en mars sur une jeune fille de 13 ans dans une résidence attenante à l'établissement scolaire, avant d'être placés sous contrôle judiciaire. Ce lundi, quelque 200 personnes se sont rassemblées devant l'établissement scolaire pour exprimer leur incompréhension face au "silence" de la direction de l'établissement.

Selon eux, le corps enseignant était au courant d'au moins une affaire de viol par des élèves sur une camarade. "Depuis, il y a eu au moins deux autres plaintes" pour des agressions sexuelles, a indiqué à l'AFP Abdallah Amghar, responsable CGT Educ'Action 31. 

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Ils étaient au courant (...) Et ils n'ont rien fait.- Abdallah Amghar, responsable CGT Educ'Action 31.

Le syndicaliste accuse la direction du collège Lamartine d'un "laisser-aller horrible" : "Ils étaient au courant, ils étaient en possession de vidéos de l'agression qui tournaient sur les réseaux sociaux et ils n'ont rien fait."

"On n'est pas sur un vol de calculette ou une claque. On est sur quelque chose de très grave, c'est scandaleux", ajoute Abdallah  Amghar, qui précise que le syndicat a été alerté des faits présumés en octobre par "un ancien surveillant du collège". La direction du collège n'a pas souhaité répondre aux sollicitations de l'AFP. "Education nationale, votre silence vous rend coupable, stop à la culture du viol", pouvait-on lire sur une pancarte accrochée devant l'établissement. 

Une plainte de la mère de la victime présumée

A ce rassemblement, était notamment présente la mère de la collégienne ayant porté plainte pour viol en réunion. Interrogée par l'agence de presse, elle a laissé éclater sa colère contre la direction du collège : "La direction m'a convoquée pour me dire qu'il y avait des vidéos qui circulaient sur ma fille, mais ils n'ont pas voulu me les montrer, ni me dire de quoi il s'agissait." Elle explique également avoir appris le drame vécu par sa fille seulement après une nouvelle agression, physique, en septembre.

Aujourd'hui, elle souhaite que les collégiens mis en cause soient jugés, tout comme la direction de l'établissement, contre laquelle elle a porté plainte pour leur "silence" : "Je suis allée les voir à plusieurs reprises car ma fille allait très mal et je ne comprenais pas. A chaque fois on me jetait quasiment à la porte, en me disant que ce qui se passait à l'extérieur de l'établissement ne les regardait pas." 

Le rectorat devait recevoir les organisations syndicales et associatives ce lundi l'après-midi.

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