Un mois après une première tentative, Alain Cocq veut à nouveau se laisser mourir

Un mois après une première tentative, Alain Cocq veut à nouveau se laisser mourir

FIN DE VIE – Atteint d’une maladie incurable, Alain Cocq annonce qu’il veut arrêter son traitement et cesser toute alimentation et hydratation à compter de lundi 12 octobre, un mois après une première tentative de se laisser mourir.

Il milite pour une "fin de vie digne". Alain Cocq, 57 ans, atteint d’une maladie incurable, veut à nouveau se laisser mourir. Il a décidé de cesser de s’alimenter, de s’hydrater et de se soigner à compter de lundi 12 octobre. Seul son traitement anti-douleurs persistera après cette date, a-t-il indiqué à l’AFP.

Au début du mois de septembre, Alain Cocq avait déjà essayé de se laisser mourir. Après le refus d’Emmanuel Macron d’autoriser un médecin à l’aider à partir sans douleurs, faute de loi le permettant en France, il avait cessé toute alimentation et traitement, le tout en se filmant sur internet (Facebook avait finalement bloqué sa retransmission). Mais, suite à de fortes souffrances, il avait dû être hospitalisé. "Le Samu est intervenu et m'a proposé de soulager mes douleurs, ce que j'ai accepté", raconte le quinquagénaire par visio-conférence, lors de l'Assemblée générale de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), ce samedi. "Il y a eu un quiproquo car eux ont compris qu'il fallait reprendre l'hydratation et l'alimentation."

"Jusqu’au bout" pour gagner son combat

Un mois plus tard, sa volonté de poursuivre son combat semble intact, d'autant que ses souffrances l'obligent à se "retrouver dans un lit à regarder le plafond". "Ce n’est pas une vie, c’est de la torture et de l’acte de barbarie", assurait-il sur LCI avant sa première tentative (voir vidéo en tête de cet article). Atteint d’une maladie orpheline qui lui bouche les artères, Alain Cocq souhaitait alors "partir en paix, la fleur au fusil, sans violence", mais également "le fusil à l’épaule, au combat, pour que le Français ait le droit ultime de sa vie".

Cette fois-ci, il s’est donc donné les moyens d'aller "jusqu’au bout". "Je me suis fait aider d’un avocat et le Samu va être signifié par courrier", a-t-il précisé à l’AFP, indiquant qu'il s'était fait conseiller par l'avocat François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, un infirmier en état végétatif décédé en juillet 2019. Toutefois, contrairement au mois dernier, il renonce cette fois à retransmettre son agonie en direct sur les réseaux sociaux.

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