Vaucluse : le conseil départemental demande aux communes de retirer les panneaux indiquant le nom de la ville en "provençal"

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OAÏ - Selon le Figaro, le Conseil départemental du Vaucluse a adressé une lettre aux différents maires du territoire pour leur demander d'enlever les panneaux "non officiels" donc celui indiquant le nom de la ville en provençal. Une demande qui ne passe pas auprès de certains maires. Le conseil départemental lui, affirme qu'il ne demande pas la suppression mais leur déplacement.

Si vous prenez la route des vacances direction le Vaucluse, ouvrez l’œil car quelque chose devrait changer sous peu surtout si vous êtes habitués de la région. En effet, vous aviez pris l'habitude de voir les panneaux indiquant le nom des communes et leur traduction en provençal... Et bien, cette particularité devrait régionale devrait bientôt disparaître. 

Le conseil départemental du Vaucluse a adressé différents courriers aux maires vauclusiens afin que ces derniers fassent retirer tous les panneaux superflus qui ne rentrent pas dans le cadre d'une loi datant de 1967. Sont donc ainsi dans le viseur, les traductions provençales, l'indication que vous entrez dans une "ville fleurie" ou encore que celle-ci est sous vidéosurveillance. 

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Selon Le Figaro, ces courriers demandent expressément leur retrait en arguant de l'application de la loi du 24 juillet 1967, selon laquelle ces panneaux en français délimitent officiellement la vitesse à l’entrée d’une agglomération et certains maires sont dans l'incompréhension. C'est le cas du maire de la commune de Pernes-les-Fontaines, située entre l'Isle-sur-la-Sorgue et Carpentras.

"Ça fait 31 ans qu'il est posé, cela fait du mal à personne, je ne pense pas que ça perturbe la circulation quand le touriste arrive, explique le maire Pierre Gabert à La Provence, si on l'enlève et qu'on l'installe ailleurs ça va faire une multiplication de panneaux et là ça risque de perturber l'automobiliste". Pour lui, il ne s'agit ni plus ni moins qu'une défense de la tradition provençale. "Si on nous les enlève, je les remettrai. On est en Provence. Aujourd'hui, il y a de l'anglais partout, même la région s'y met dans sa campagne de communication et nous notre langue maternelle faudrait qu'on la jette dans le fossé, arrêtons un peu !", dit-il. Dans la commune des Taillades, non loin de Cavaillon, les panneaux ont été enlevés la semaine dernière. 

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Pour le président du Conseil départemental, tout ceci n'est qu'un quiproquo et il s'agit là, de faire appliquer la loi. "Moi j'adore le provençal. J'ai même fait un stage à l'université quand j'étais jeune. C'est un quiproquo. Il n'a jamais été question de supprimer ces panneaux. Il faut juste les déplacer à l'intérieur des communes, c'est tout. Depuis des années, nous nous battons pour défendre le paysage des communes en supprimant les panneaux publicitaires à l'entrée des communes", a expliqué Maurice Chabert qui y voit là, une "précampagne" des municipales. En attendant, ce dernier l'atteste au Figaro : il entend bien éteindre cette petite polémique. "On va attendre que 20% de maires ne soient pas réélus ou ne se représentent plus, comme dans le reste de la France", a-t-il prévenu. 

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