Victime d'une agression transphobe à Paris, Julia a été insultée une nouvelle fois lors d'un rassemblement

Victime d'une agression transphobe à Paris, Julia a été insultée une nouvelle fois lors d'un rassemblement
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TRANSPHOBIE - Lors du rassemblement contre la transphobie qui se tenait, mardi 9 avril, place de la République, Julia, la trentenaire transgenre déjà agressée fin mars sur cette même place, a été insultée, une nouvelle fois.

La preuve par les insultes... Mardi 9 avril, place de la République se tenait un rassemblement contre la transphobie à laquelle prenaient part des associations mais aussi, et surtout, Julia, cette femme de 31 ans, victime d'une très violente agression transphobe en marge d'une manifestation contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, dimanche 31 mars. 

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Au cours de ce rassemblement organisé à l'appel de nombreuses associations, Julia a, à nouveau, été insultée et traitée de "salope" par un groupe d'hommes. Comme le montre la vidéo tournée et diffusée par nos confrères de L'Obs

Au micro, la jeune femme explique : "Il y a un groupe d'hommes sur le côté qui vient de nous insulter, qui nous ont traité de salopes, donc voyez, encore une fois, ça continue". Elle a redit sa détermination à poursuivre "le combat (...). Soyez fiers de ce que vous êtes, gardez la tête haute", a-t-elle appuyé. "Le combat continue, voilà, je ne suis pas la première victime d'une agression transphobe et je ne serai certainement pas la dernière, il va y en avoir encore beaucoup, mais en donnant de la visibilité toujours encore une fois et en se battant, on pourra peut-être faire avancer les choses.", dit-elle. 

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Sur le front de l'enquête, un homme soupçonné d'avoir participé à l'agression du 31 mars a de nouveau été placé en garde à vue mardi 9 avril, dans l'après-midi, indique l'AFP. Il avait été déjà arrêté le jour des faits avant d'être relâché le lendemain. Une enquête pour "violences commises à raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre" avait été ouverte immédiatement après cette agression, qui a provoqué l'indignation de plusieurs responsables politiques, dont la maire de Paris Anne Hidalgo ou la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa. Selon le rapport annuel 2018 de l'association SOS Homophobie, 186 personnes transgenres ont signalé en 2017 une agression en raison de leur identité de genre, soit une hausse de 54% par rapport à l'année précédente.

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