VIDÉO - 5 décembre : Philippe Martinez appelle à une grève reconductible, "les salariés décideront"

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Les grèves de décembre 2019 contre la réforme des retraites

SOCIAL - Invité ce dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez confirme l'appel d’une grève "reconductible" et "illimitée", après le jeudi 5 décembre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites. Une décision qui, selon lui, sera prise par les salariés.

Les trois premiers syndicats représentatifs de la SNCF - CGT, Unsa et SUD - ont signé un appel unitaire à une grève illimitée, reconductible par période de 24 heures, à partir du jeudi 5 décembre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites. Une décision que Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, invité ce dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI a bien confirmé : "Nous appelons à reconduire le mouvement après le 5 décembre et ce sont les salariés, dans des assemblées générales, qui décideront s’ils veulent la reconduire, ou pas. Nous, nous appelons à ce que cette mobilisation puisse durer." 

De quoi laisser présager donc des semaines de conflit et de trafic ferroviaire perturbé, a fortiori pendant les fêtes de fin d'année. Comme en 1995 ? Là encore, "ce sont les salariés qui décident", martèle Martinez. Un mouvement qui continuera tant que le gouvernement ne retire pas ce projet ? "S’il ne retire pas ce mauvais projet" rectifie-t-il. "Nous, on demande juste une amélioration du système des retraites." 

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Les syndicats représentatifs de la SNCF ont ajouté au rejet de la réforme des retraites des revendications propres à l'entreprise et à la branche ferroviaire en termes d'emploi, de salaire ou de sous-traitance. Philippe Martinez rappelle à ce sujet qu'ils ont rendez-vous à Matignon ce mardi à 9h30, balayant ainsi les accusations selon lesquelles le syndicat refuse de discuter avec le gouvernement.

"J’espère que l’on va discuter avec le gouvernement pourquoi ce projet est mauvais", poursuit le secrétaire général de la CGT. "C’est une vraie fracture dans notre pays, cette réforme. C’est un changement profond. C’est une réforme des retraites pour les premiers de cordée. Il va y avoir une quasi-totalité de sacrifiés, c’est un accroissement des inégalités. C’est un accroissement de la pauvreté."

De là à appeler à une grève générale ? "Quand on appelle tous les salariés à se mobiliser, on appelle à une généralisation des grèves". Ce qui est à distinguer d'un appel à une grève générale. "Même 1968, ce n’était pas une grève générale : la CGT avait appelé à des actions partout et c’est les salariés qui ont généralisé les grèves. Il n’y a pas un bouton magique dans le bureau du secrétaire général pour décréter d'une grève générale. Par contre, il faut qu’il y ait partout dans le pays des grèves massives."

La CGT, absente de plusieurs rendez-vous de négociations avec l'exécutif, a appelé avec d'autres syndicats à manifester le 5 décembre contre la réforme des retraites prévue par le gouvernement, prévoyant notamment la fin des régimes spéciaux.

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