Affaire Mila : "Je n'ai rien fait de mal", se défend l'adolescente après ses critiques contre l'islam

Affaire Mila : "Je n'ai rien fait de mal", se défend l'adolescente

EXPLICATIONS - Mila, 16 ans, est la cible de menaces de mort et de viol pour avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. Dix jours après sa vidéo, l'adolescente s'est défendue ce lundi dans "Quotidien".

"J'ai 16 ans, je suis passionnée de musique et je suis de Lyon. Je suis en seconde". C'est ainsi que Mila s'est présentée, sur le plateau de Yann Barthès, dans "Quotidien". Dix jours après une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle critiquait vertement l'islam, la jeune fille était dans l'émission pour s'expliquer et donner sa version des faits. 

"Je me suis dit qu'il fallait que je prenne la parole face à tout ça. Il fallait que je démontre une image différente de cette fille sur la vidéo devenue virale (...) J'ai toujours été un personnage public, sur les réseaux sociaux. Je n'ai pas à me cacher. Je n'ai rien fait de mal", a-t-elle jugé. 

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Face à Yann Barthès, l'adolescente est revenue sur l'histoire qui lui vaut depuis des menaces de mort et de viol quotidiennes, sans compter sa déscolarisation. "Je faisais un direct sur Instagram, je me maquillais, j'étais contente de la montrer à mes abonnés", raconte-t-elle. "Un garçon me draguait lourdement durant ce live en me disant 't'es belle, t'es bonne, t'as quel âge ?' Je l'ai remis en place", poursuit-elle, indiquant avoir ensuite été interrogée sur son orientation sexuelle par une internaute. "Je lui ai dit que j'étais lesbienne." Questionnée sur ses préférences physiques, elle abonde alors dans le sens de son interlocutrice. "Pas les noirs et les rebeus", dit-elle, expliquant avoir ensuite été insultée par un garçon "au nom d'Allah" : "Le sujet a basculé sur la religion. J'ai arrêté le live." 

C'est ensuite que les messages menaçants sont arrivés. "Une centaine", précise Mila, qui décide de diffuser une "story" sur Instagram pour justifier sa position. "Je déteste la religion, le coran, il n’y a que de la haine là-dedans, c’est de la merde, c’est ce que j’en pense", assumait-elle alors face caméra. "On ne peut pas être raciste d’une religion. L’islam est une religion. J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Votre religion c’est de la merde", continuait-elle, estimant que le harcèlement dont elle est la cible a réellement commencé "au moment où [elle a] posté la vidéo", reprise selon elle "par les gros comptes". 

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Déscolarisée, Mila dit qu'elle n'était "pas en sécurité dans son établissement". "J'aurais pu être brûlée à l'acide, enterrée vivante", fait-elle valoir, ajoutant ne pas savoir si elle retournera à l'école. "L'Éducation nationale fait son maximum pour me trouver un établissement où je serai en sécurité mais ce n'est pas évident. Donc je ne sais pas quelle sera la suite."

Si elle assure déplorer d'avoir "dit ça sur les réseaux sociaux et de façon aussi vulgaire", expliquant avoir "toujours su faire la différence entre la religion et les personnes", la jeune fille assume le fond de ses déclarations. "Je ne regrette pas mes propos, le droit au blasphème. Je n'ai pas à me cacher, à m'arrêter de vivre." 

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