VIDÉO - Dépôt de pain, grainetiers... Ces commerçants qui contournent le confinement pour survivre

VIDÉO - Dépôt de pain, grainetiers... Ces commerçants qui contournent le confinement pour survivre

SURVIE - Avec le confinement, la plupart des petits commerçants ont dû fermer leurs portes. Certains ont cependant décidé de se diversifier pour ne pas stopper complètement leur activité. Mais est-ce légal ?

Depuis le 30 octobre dernier, la France est à nouveau plongée dans un confinement. Avec pour principale conséquence la fermeture des commerces jugés "non-essentiels", tels que ceux des fleuristes, les magasins de jouets ou les boutiques de prêt-à-porter. Pourtant, certains commerçants ont décidé de continuer leur activité, soit en optant pour le "click and collect", la vente en ligne, mais aussi en se diversifiant, parfois de manière inattendue.

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La France sort progressivement de son deuxième confinement

On ne lève pas pour gagner des sous, on se lève pour ne pas en perdre. - Julien Moulié, fleuriste dans le 7e arrondissement de Paris.

Julien Moulié, fleuriste dans le 7e arrondissement de Paris, a trouvé une astuce pour contourner la fermeture. Entre les multiples variétés de fleurs, il a choisi de mettre en vente de la nourriture pour animaux. "On élargit un petit peu en faisant grainetier, on a mis des produits de première nécessité pour les animaux, des grains, du foin pour les lapins…", explique au micro de TF1 celui qui a également dans sa boutique des canards et des poules.

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"On survit. On ne lève pas pour gagner des sous, on se lève pour ne pas en perdre. On a besoin, comme les poules, de picorer un peu", ajoute le fleuriste. Cette diversification d’activité est légale sur le papier, puisque Julien a modifié son KBIS, à savoir l’activité de son entreprise. Ainsi, il n’est plus uniquement fleuriste, mais aussi grainetier. Une activité autorisée par l’article 37 du décret du 29 octobre, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19.

Reste que l’activité autorisée est censée être connexe, proche de celle pratiquée tout au long de l’année. Un libraire peut par exemple difficilement vendre des produits de première nécessité, comme de la nourriture. Pourtant, à Saint-Malo, Sylvie Scotti, responsable d’un magasin de décoration, a décidé de faire de sa boutique un dépôt de pain, pour ne pas fermer complètement.

"Cela a été un moyen de me manifester sur ces mesures sanitaires, qui sont brutales, punitives et totalement arbitraires. C’est de l’injustice", dénonce-t-elle. Outre son activité complémentaire, Sylvie laisse son magasin ouvert malgré l’interdiction, et accueille ses clients uniquement sur rendez-vous. Un statut de hors-la-loi qui permet de maintenir son activité et les emplois de ses 12 salariés. 

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