VIDÉO - Après celui de Strasbourg, un autre match de foot illégal rassemble 300 personnes dans l'Essonne

Une enquête est en court pour retrouver les organisateurs du match de foot entre Grigny et Corbeil mardi soir. C'est un nouveau combat pour les forces de l'ordre, car d'autres rencontres sont d'ores et déjà programmées.
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VIRUS - Un match de football opposant Grigny au quartier des Tarterêts (Corbeil-Essonnes) a été organisé mardi soir, réunissant 300 personnes en dépit de l'interdiction de se rassembler à plus de 10 personnes.

Une liesse malvenue en pleine épidémie de Covid-19. Une foule de 300 jeunes supporters s'est formée ce mardi 26 mai en fin de journée à Grigny (Essonne) afin de célébrer un "match de foot improvisé" au Stade Jean Miaud. 

Alors que les sports collectifs restent toujours interdits, une équipe de Grigny affrontait une autre équipe, venue du quartier des Tarterêts (quartier de Corbeil-Essonnes), selon Le Parisien, sans respecter les mesures barrières en vigueur net en dépit de l'interdiction de se rassembler à plus de dix personnes.

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Mise en danger d'autrui

Ce "phénomène" de match de foot entre deux quartiers en pleine crise sanitaire s'est déjà produit dimanche 24 mai en réunissant entre 300 et 400 personnes dans un stade de Strasbourg, au grand dam des élus et des autorités. "L'organisation d'un match de football non autorisé réunissant plus de 300 personnes est un acte irresponsable d'une extrême gravité pour la santé publique, qui favorise la propagation du virus au moment où l'effort consenti par l'ensemble de la population après 55 jours de confinement a permis de faire baisser nettement la tension" dans les hôpitaux, avait alors réagi dans un communiqué la préfecture du Bas-Rhin.

Philippe Rio, le maire (PCF) de Grigny, a réagi sur les réseaux sociaux fustigeant l'"irrespect" à l'égard "des personnels soignants" : "C'est à ne plus rien comprendre du maître mot depuis 2 mois. Sauvez des vies", a-t-il pesté, affirmant au Parisien qu'il compte porter plainte pour "mise en danger d'autrui". 

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"On ne peut pas disperser une foule, on n'a pas les moyens de faire face", déplore de son côté une source policière contactée par le quotidien. "On reste à côté, mais la consigne est de ne pas intervenir s'il n'y a pas de heurts". 

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