VIDEO - Deux jours après, les sapeurs-pompiers témoignent : "Si on perdait la guerre du beffroi, on perdait la cathédrale"

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Incendie à Notre-Dame : un symbole de Paris dévasté par le feu

RÉCIT - Le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris, Gabriel Plus, a expliqué que la cathédrale "tient debout car les deux beffrois ont été sauvés". Selon les hommes du feu, il s'en est fallu de peu.

"C'est l'intervention la plus importante que j'ai pu rencontrer." Deux jours après le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, à l'instar de l'adjudant-chef Philippe Demay, les sapeurs-pompiers "héros" du sauvetage de la cathédrale, selon les termes d'Edouard Philippe, sont revenus sur les événements de lundi. 

"On ne pouvait pas imaginer qu’un tel incendie était possible", a reconnu Philippe Demay, arrivé parmi les premiers sur les lieux. Si les sapeurs-pompiers sont arrivés sur place "très rapidement" et connaissaient très bien cet établissement ainsi que ses accès, leur intervention a été particulièrement complexe. "On savait que si la toiture venait à percer ce serait difficile. On a mis le maximum d'eau pour limiter la propagation mais la toiture est partie", a-t-il raconté. 

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Sauver les beffrois

Selon l'adjudant-chef, les sapeurs-pompiers de Paris ont alors fait tout leur possible pour limiter la propagation du feu. Avec une priorité absolue : sauver les tours de la cathédrale. "On devait faire attention, tout pouvait chuter [...] Quand la flèche est tombée, on a fait reculer les hommes et déployé les bras élévateurs pour travailler en sécurité." 

Les 400 pompiers déployés se sont donc concentrés sur les beffrois. Les secours ont dû faire face à des complications, comme l'accès difficile à certaines zones étroites de la cathédrale, comme le balcon de la cathédrale, avec des équipements lourds. "Il est clair que si on avait pas mis tout de suite des moyens lourds en place, les tours seraient parties, c'est une certitude", témoigne l'adjudant-chef.  "Il a fallu faire le choix de barrer le feu au niveau des beffrois. Si le feu gagnait les cloches dont tous les supports sont en bois, on perdait le beffroi", a abondé le lieutenant colonel José Vaz De Matos. "Si on perdait la guerre du beffroi, on perdait la cathédrale." 

Phase d'expertise

Désormais les sapeur-pompiers ont pour mission de mettre en sécurité les oeuvres encore présentes dans la cathédrale. Le lieutenant-colonel Gabriel Plus a précisé que les soldats du feu étaient engagés depuis mardi dans une phase d'expertise de l'état général du bâtiment. 

Le porte-parole a rappelé que l'édifice tenait debout, malgré les risques subsistants au niveau des pignons qui, n'étant plus tenus par la charpente, menace encore de s'effondrer. Une bonne nouvelle cependant : l'ensemble des tableaux sont en bon état et la plupart des oeuvres d'art encore présentes ont été dégagées. 

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