Cantines scolaires : non, ce n'est pas la nourriture qui pèse le plus dans la facture

Cantines scolaires : non, ce n'est pas la nourriture qui pèse le plus dans la facture
Population

ÉCOLE - Voilà une question qui concerne tous les parents qui mettent leurs enfants à la cantine : comment se décompose le prix d'un repas et comment expliquer qu'il puisse différer autant, parfois de 1 ou 2 euros, en fonction des établissements ?

En baisse ou en augmentation ?  A chaque rentrée, le budget cantine est une préoccupation pour les parents. Et on se demande bien souvent combien coûte vraiment un repas, d'autant que le prix diffère d'un établissement à l'autre. Ce sont en effet les communes qui fixent les tarifs dans les écoles primaires publiques, et le département et la région pour les collèges et lycées. 

Le prix de la cantine varie aussi en fonction des ressources et de la situation de famille (nombre d’enfants, célibataire, en couple, …). C’est ce qu’on appelle le quotient familial. Mais pas seulement.

Des écarts entre les communes

En règle générale, malgré ce que l'on peut penser, ce ne sont pas les aliments qui représentent la plus grosse part des coûts. Ils ne rentrent en effet que dans 50% de la note, explique le reportage de TF1 en tête de cet article. Les 50% restants se décomposent entre les salaires (40%)  et les frais de fonctionnement (10%). Après, d'autres facteurs entrent en compte pour déterminer le prix que vous paierez au final. Les caméras de TF1 prennent l'exemple de deux communes du sud-ouest, distantes de seulement 20 kilomètres, Bègles et Mérignac. Dans la première, un plateau repas coûtent jusqu'à 5 euros 88 par jour. Tandis que dans la seconde, c'est 4 euros 50 maximum, soit presque 1 euros 50 d'écart !  Pourquoi une telle différence ? 

Première explication : dans la cuisine municipale de Bègles, la moitié des aliments est bio, et cette qualité a un coût : "C'est 10% plus cher mais le résultat n'est pas le même non plus", indique ainsi un cuisinier dans le sujet du 20H. A Mérignac, en revanche, seuls 30% des aliments sont bios, et les plats sont livrés sous vide. "On se contente juste de les faire réchauffer", souligne-t-on dans les cuisines.

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Autre différence : Mérignac a préféré déléguer la préparation des plats à une cuisine intercommunale. "Le choix a été de créer une restauration centrale qui fabrique plus de 25.000 repas par jour ,et cette gestion des coûts nous permet de réaliser des économies ", explique Véronique Kuhn, l'adjointe à l'éducationà la mairie de Mérignac. De plus, la nourriture est achetée en plus grande quantité et, naturellement cela fait baisser le prix de chaque repas. 

Pendant ce temps, à Bègles, il y a moins d'enfants accueillis mais plus d'animateurs pour les encadrer. Ici, c'est le budget encadrement qui est le plus élevé. C'est davantage de confort pour les enfants, mais cela se fait au détriment du porte-monnaie des parents. "Ce qui pèse le plus dans le tarif de la cantine, c'est le salaire des agents : des cuisiniers, des dames de cantine, mais également des animateurs", confirme Clément Rossignol Puech, le maire de Bègles.

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Le 20h

Enfin, les subventions scolaires accordées par la municipalité de Bègles sont moins importantes qu'à Mérignac : cela représente un budget deux fois moins élevé. Et ce dernier critère fait lui aussi sensiblement varier le prix d'accès à la cantine.

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