Effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn : ces riverains sont venus au secours des victimes

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L'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn

SAUVETAGE - Un couple résidant à proximité du Tarn a porté secours à la mère de l'adolescente morte dans l'effondrement d'un pont, lundi, à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse. Stéphanie Hannachi raconte.

Ils ne considèrent pas leur acte comme héroïque. Et pourtant. Un couple de riverains du pont de Mirepoix-sur-Tarn, situé au nord de Toulouse et qui s'est effondré lundi, faisant deux morts, a pourtant participé au sauvetage d'une des victimes. Au moment du drame, ce couple a été réveillé par une amie paniquée, habitant à proximité des berges du Tarn. Ils sont immédiatement descendus porter secours.

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Stéphanie Hannachi raconte comment elle a procédé au sauvetage de la mère d'une des victimes, une adolescente de 15 ans, qui manquait de se noyer dans le Tarn. A l'aide de sangles de voiture, elle est descendue "en rappel" jusqu'aux abords du Tarn pour tenter de sauver cette mère de famille, rescapée. 

"Elle avait réussi à sortir de la voiture, elle n'avait pas réussi à sauver sa fille. Le courant l'a emportée, et elle s'est laissée dériver en faisant la planche", relate Stéphanie Hannachi. Avec une autre femme, elles descendent dans l'eau, à 10 degrés, pour rejoindre la mère de famille. Elles se tiennent alors à une sangle, retenue plus haut par le mari de Stéphanie. "On a réussi à lui mettre les jambes hors de l'eau, puis on lui a parlé, parlé, parlé pour éviter qu'elle s'endorme." 

Malgré ce sauvetage, Stéphanie Hannachi dit ressentir encore un "gros sentiment d'impuissance", de n'avoir pas pu sauver l'adolescente. "C'est assez difficile à supporter", souffle-t-elle. L'adolescente était en classe de première au lycée privé d'enseignement professionnel rural d'une localité voisine.

Le camion de "plus de 50 tonnes" cause apparente de l'effondrement

Selon le procureur de Toulouse, c'est le passage d'un camion de "plus de 50 tonnes" qui est la cause apparente de l'effondrement de ce pont. "C'est au moment où le premier véhicule a été sur le pont qu'il a provoqué certainement (son) effondrement immédiat et total", entraînant avec lui la chute d'une Clio blanche où se trouvaient une mère, "blessée et traumatisée", et sa fille. L'adolescente ainsi que le chauffeur du camion sont morts par noyade malgré les efforts de plusieurs témoins pour les secourir. 

Le fait que ce véhicule lourd ait emprunté ce pont (...) semble être, en l'état des investigations, la cause immédiate et apparente de l'accident", a déclaré Dominique Alzeari lors d'une conférence de presse, précisant que ce poids lourd qui transportait une foreuse pesait "plus de 50 tonnes". Le pont, datant de 1931, "mentionne expressément qu'un seul camion peut l'emprunter à la fois et que sa capacité formelle d'utilisation se limite à 19 tonnes. C'est affiché tel quel", a ajouté le procureur. Mardi matin, le maire de Mirepoix-sur-Tarn Eric Oget avait estimé le poids du camion et de son chargement "à plus de 40 tonnes" : "c'était un camion de gabarit hors normes, le pont a craqué".

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