VIDÉO - Etretat, symbole d'un tourisme français frappé de plein fouet par le Covid-19

Chaque été, les habitants d'Étretat voient débarquer dans leur ville une horde de touristes. Malgré l'épidémie, cette année 2020 ne fait pas exception.
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TOURISME - Malgré la pandémie, la station balnéaire d'Étretat (Seine-Maritime) fait le plein en cette première moitié de juillet. Mais elle doit s'adapter, comme d'autres, à un nouveau tourisme.

Ils sont nombreux, les secteurs à avoir souffert de la pandémie de Covid-19, et du confinement consécutif. Parmi eux, celui du tourisme est assurément l'un de ceux dont le coup à accuser figure parmi les plus importants. L'activité, pourtant, reprend en ce mois de juillet. Forcément une bonne nouvelle : elle pèse, à elle seule,  près de 8 % du produit intérieur brut (PIB) français et représente quelque deux millions d'emplois directs et indirects. Mais le virus implique, fatalement, quelques adaptations...

Ainsi, à Etretat (Seine-Maritime), haut lieu touristique de l'Hexagone, et plus spécifiquement de la Normandie, on constate une évolution évidente. En janvier 2020 encore, des cars de touristes asiatiques (principalement japonais et coréens) arrivaient toutes les heures. Mais en ce début juillet, aucun. Pourtant, le long des fameuses falaises, la foule est encore plus dense que d'habitude. 

75% de touristes étrangers en moins

Une rapide interrogation des touristes sur le front de mer, effectuée par TF1 dans le reportage ci-dessus, permet vite de faire le tour des lieux de provenance : "Moi, je viens de Bretagne, de Pontivy" ; "Je viens d'à côté d'Alençon" ; "Moi, de l'Anjou, Angers !" ; "Vendée, 85250, Saint-André-Goule-d'Oie"... Tous viennent, dans l'immense majorité, de France.

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Conséquence directe : les vendeurs de souvenirs n'y trouvent pas leur compte. "Là, comme les étrangers ne sont pas là, c'est la catastrophe", témoigne l'un d'eux, osant cette comparaison : "Les Français, il faut aller les voir, essayer de discuter avec eux, pour vendre un chapeau de soleil ou un de ces trucs." 

A l'inverse, hôteliers et restaurateurs sont, eux, ravis des pratiques de ces nouveaux clients, qui restent plus longtemps qu'une demi-journée. "Les Français, en général, prennent plus leur temps. Ils ont envie d'une entrée, d'un plat et d'un dessert. Et ça, bien entendu, c'est très plaisant pour nous", se réjouit ainsi une restauratrice.

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Vacances d'été : l'ombre du coronavirus

Selon des prévisions concordantes, les réservations des touristes étrangers auront baissé de 75% en France au bout de l'été. Une enquête en ligne réalisée par Normandie tourisme, publiée le mercredi 8 juillet,  établit que la chute de fréquentation de la clientèle internationale inquiète sérieusement 43% des professionnels locaux interrogés.... Et, avant même de pouvoir dresser un quelconque bilan chiffré national, il est limpide que l'impact de la pandémie variera en fonction des régions. Exemple sans doute le plus extrême : en région parisienne, l'activité touristique devrait chuter, disent les projections, d'environ 50%. Le secteur du tourisme accuserait alors une perte de 40 à 45 milliards d'euros, sur l'ensemble du territoire français, en 2020.

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