Grève aux urgences : "La crise est aux urgences mais le problème se situe ailleurs", affirme Agnès Buzyn

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L'INTERVIEW POLITIQUE - Agnès Buzyn, ministre de la Santé, était l'invitée d'Elizabeth Martichoux sur LCI ce mercredi 11 septembre 2019. L’occasion de revenir sur la poursuite du mouvement de grève des urgentistes malgré les annonces de la ministre, lundi.

Le collectif Inter-Urgences, réuni mardi en assemblée générale, a voté la poursuite du mouvement de grève entamé il y a près de six mois, au lendemain de l'annonce par Agnès Buzyn d'un plan de "refondation" jugé insuffisant. Invitée de l'interview politique d'Elizabeth Martichoux ce mercredi 11 septembre, la ministre de la Santé a réagi à ce prolongement de la grève. "Nous avons vraiment fait un travail de fond. (...) La crise est aux urgences mais le problème se situe ailleurs", a-t-elle affirmé. "Ce que je propose, c'est un plan qui vise à régler le problème partout où il se trouve", dit-elle.

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Grève aux urgences : "La crise est aux urgences mais le problème se situe ailleurs", affirme Agnès Buzyn

"Le collectif (Inter'urgences, ndlr) souhaiterait que la solution ne s'adresse qu'aux urgentistes et qu'à eux seuls. Hors, je considère aujourd'hui que le problème doit être partagé entre tous les acteurs", affirme la ministre.

Agnès Buzyn a affirmé qu'il n'y avait pas de dogme au ministre de la Santé sur la thématique des réouvertures de lit, que les grévistes réclament. "Il n’y a pas une décision de fermeture de lits au sein du ministère de la santé", a-t-elle affirmé.

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Sur son "plan de refondation" de l'hôpital, annoncé lundi dernier, la ministre est revenue sur l'enveloppe de 750 millions qui sera alloué pour l'application. "Il y a un budget non négligeable avec 80% dédié au recrutement de personnes", a insisté la ministre. "Je vais être très claire, pour cette année, les 150 millions prévus pour 2020 sont issus de réserve pour des opérations qui ont pris du retard . On ne prend à personne. C’est du retard qui va être réutilisé pour les urgences. Ensuite, on va construire un budget. Nous ne prendrons cet argent à personne. Cet argent va être réaffecté à l’hôpital et au secteur libéral", a annoncé la ministre.  

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Au sujet de cette crise qui dure depuis 6 mois, Agnès Buzin a affirmé qu’elle était "toujours prête à discuter". "Aujourd’hui, je propose un vrai plan global (…) Ils veulent et ils expriment leur difficulté. Il veulent une augmentation de salaire, ils ont eu une prime de risque. Je rappelle que c’est une prime de 100 euros par mois. Je dis que je veux que leur compétences soient valorisées, qu’ils puissent s’inscrire dans des pratiques nouvelles", a rappelé la ministre.

"Je souhaite que mes solutions soient comprises, entendues. Je suis optimiste. Je pense que beaucoup des acteurs autour de la table et des usagers ont estimé que les solutions étaient opportunes, utiles et qu’elles allaient fonctionner. L‘urgence pour moi est que cela se mette en œuvre. 750 millions d’euros, c’est un budget considérable, ça n’est pas rien", a conclu la ministre. 

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