Incivilités : dans quelles régions s'insulte-t-on le plus au volant ?

Dans quelles régions s’insulte-t-on le plus au volant ?

FOUS DU VOLANT - La fondation Vinci Autoroutes a publié une étude sur les incivilités sur la route. Avec un classement des régions où les automobilistes ont l'insulte la plus facile.

Selon une étude réalisée par Vinci Autoroutes, un Français sur cinq admet ne plus être tout à fait lui-même au volant de sa voiture et être alors plus impulsif, nerveux ou agressif. Ainsi, insulter les autres est un sport national pratiqué par sept Français sur dix. Pour 45% des automobilistes, c’est la conduite des autres qui est irresponsable. 

Deux sur dix sont même prêts à descendre de voiture pour s’expliquer. Avec un langage qu'on imagine fleuri : dans le cadre de cette enquête, Vinci Autoroutes a établi un classement des régions les plus grossières, donnant une idée de qui emploie le plus de noms d’oiseaux au volant.

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Franciliens, Nordistes et Normands parmi les mauvais élèves

Sur la première place du podium, les Franciliens, dont 81% assurent ne pas hésiter à injurier un autre conducteur, 26% se disant même prêts à descendre du véhicule pour régler le différend. Arrivent en seconde position les habitants des Hauts-de-France, avec 74% des conducteurs proférant des insultes au volant. Les Normands complètent le podium avec 69% des automobilistes injurieux sur la route, et 17% prêts à en venir aux mains. 

Parmi les grandes régions sondées, celle des Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine figurent parmi les "bons élèves". Elles comptabilisent respectivement 62%, 63% et 65% d'automobilistes insultant leurs congénères, des chiffres en baisse par rapport à l’année 2019. Pour une automobiliste interrogée par TF1, "les gens au volant ont toujours été très grossiers, ils révèlent leur vraie nature". Comment l’expliquer ?

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La voiture est une machine à nous faire régresser.- Jean-Pascal Assailly, psychologue et chercheur interrogé par LCI en octobre 2018.

Interrogé par LCI en octobre 2018, Jean-Pascal Assailly, psychologue, chercheur à l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux) et expert pour le CNSR (Conseil national de la sécurité routière), expliquait que "sur la route, on prend tous les risques, alors qu'on est prudents par rapport à son taux de cholestérol ou son compte bancaire".

"La voiture est une machine à nous faire régresser, en nous faisant revenir à des réactions d’enfants, où l'on se sent maître du monde. C’est un stade de fonctionnement que l’on appelle chez le nourrisson la toute-puissance", indiquait Jean-Pascal Assailly, avant d’ajouter : "On a transformé la voiture en espèce de bulle ou d’utérus, dans laquelle les gens sont isolés les uns des autres." "Ils n’entendent plus de bruit, ne ressentent plus les vitesses ni la présence d’autrui. Comme l’autre n’existe plus, on peut l’insulter, ou... le tuer. Plus on nous isole, plus on est tenté de faire n’importe quoi", concluait-il.

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