Bayonne : les chauffeurs de bus reprennent le travail... avec des agents de sécurité

Bayonne : les chauffeurs de bus reprennent le travail... avec des agents de sécurité

TRANSPORTS EN COMMUN - À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), l'agression qui a coûté la vie à Philippe Monguillot a profondément choqué. Ses collègues ont repris le service ce lundi 13 juillet, le cœur lourd, et dans "des conditions de sécurité renforcées"

La marque est profonde. À Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), il y aura un avant et un après dimanche 5 juillet. Ce jour où  Philippe Monguillot, chauffeur de bus de profession et père de trois filles de 18, 21 et 24 ans, a été roué de coups et grièvement blessé à la tête, alors qu'il voulait contrôler le ticket d'une personne et exigeait le port du masque pour trois autres passagers. Avant de succomber à ses blessures, à l'âge de 59 ans, vendredi 10 juillet. Après avoir exercé leur droit de retrait durant une semaine, ses collègues ont repris le travail ce lundi 13 juillet. 

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"C'est dur... Très dur... Il faut être forte... Très forte..." Brigitte, conductrice de bus à Bayonne depuis six ans, lâche ces mots presque du bout des lèvres, le regard dans le vide, assise sur son siège, stoïque, juste avant de reprendre son service. En ce jour si particulier, chaque chauffeur de la ville exhibe un brassard en tissu noir : "Bien sûr, on est en deuil, c'est le sens de ce brassard, confirme l'un d'eux. Philippe est dans nos pensées."

Des émotions qui "vont durer encore un petit moment"

L'opérateur de transports Keolis avait annoncé, pour cette reprise, "des conditions de sécurité renforcées", conditions sine qua non pour que les chauffeurs retrouvent leur bus. Les voici désormais accompagnés d'un agent de sécurité dans chacun de leur véhicule. "Il faut souhaiter que l'agression de Philippe ne soit qu'un fait isolé, que ça ne se reproduira plus. Après, notre entreprise a fait le nécessaire. On a cet agent avec nous. Déjà, on se sent un peu moins seul", commente un autre conducteur bayonnais. Ces agents se trouveront là jusqu'à la fin de l'été. Une mesure provisoire, donc.

Le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'était rendu samedi après-midi à Bayonne, pour y "réaffirmer" les valeurs de l'autorité. Et annoncer que des mesures seraient prises, "pour les chauffeurs d'ici, mais aussi de toute la France". Mais "il ne s'agit pas d'annoncer une nouvelle loi, d'annoncer une augmentation de budget ou une augmentation d'effectifs pour résoudre le problème intrinsèque de la société française", a ensuite précisé le ministre. De leur côté, les habitants de la ville confient être "encore dans les émotions", qui "vont durer encore un petit moment".  Ils tiennent surtout, à présent, à ce que l'arrêt de bus où a eu lieu l'agression, "Balichon" soit vite rebaptisé, pour garder à jamais le nom de la victime.

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