Livreurs à vélo : la coopérative contre l'ubérisation

Livreurs à vélo : la coopérative contre l'ubérisation

L'épidémie a modifié les habitudes de consommation et a monté le volume des livraisons à domicile. Les risques de dégradation des conditions de travail sont immenses, alors certains ont monté une coopérative pour échapper à l'ubérisation de leur travail.

Martin est un livreur heureux. Il adore le vélo. Ce qu'il apprécie par-dessus tout, ce sont ses conditions de travail, depuis qu'il a intégré une coopérative. Et les enseignes, pour lesquelles il livre, ont le même engagement-éthique, la livraison en vélo en dépend. Martin a un CDI, 35 heures, 1 400 euros net, et même une mutuelle.

Leeroyd Levi, est notamment à l'initiative de ce mouvement, qui est maintenant national. Il y a cinq ans, il a monté une coopérative pour s'affranchir des plateformes ubérisées. "On trouve l'équilibre entre la performance, le confort, ce qu'on a envie de faire et le sens de ce qu'on veut donner à notre travail. À la limite, c'est nous, c'est l'humain", a-t-il précisé. Les livreurs des grandes plateformes ne peuvent pas trouver de limite avec leur statut d'auto-entrepreneur à 60 heures par semaine, pour gagner un Smic sans protection sociale. En revanche, le métier de coursier est pérennisé avec ce nouveau modèle. Depuis deux ans, Martin ne se demande plus chaque matin s'il aura du travail le lendemain. Sa coopérative livre sur Paris 12 000 commandes par mois.

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