"Nos frères morts pour la France" : sur la trace des soldats africains de la Seconde guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de soldats africains ont pris place au côté des soldats français pour empêcher l'invasion allemande. Nombreux sont ceux dont le nom est tombé dans l'oubli. Certaines villes de Provence ont décidé de leur rendre hommage.

DEVOIR DE MÉMOIRE - Durant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de milliers de soldats africains ont pris place au côté des soldats français pour empêcher l'invasion allemande. Nombreux sont ceux dont le nom est tombé dans l'oubli. Certaines villes de Provence ont décidé de leur rendre hommage.

Leurs noms sont tombés dans l’oubli. Il y a 76 ans, des centaines de milliers de soldats africains ont débarqué en Provence et sont morts pour la France. Certaines villes de la région ont décidé de leur rendre hommage et des rues et des places vont prendre les noms de ces soldats africains. Bandol, dans le Var, a été la première ville à redonner une identité et une reconnaissance à ces libérateurs africains.

Le maire de la ville, Jean-Paul Joseph, a décidé de leur dédier une esplanade. "Ils sont nos libérateurs, ils sont Africains, ils sont nos frères morts pour la France" a-t-il déclaré le maire dans un discours prononcé lors d’une cérémonie d’hommage. Une initiative saluée par les habitants présents alors que le maire s’était d’abord heurté à quelques critiques : "On ne fait jamais l’unanimité et il y a eu aussi quelques réticences, je dois le reconnaître."

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Le parcours de 100 soldats africains reconstitués

Parmi les combattants honorés ce jour-là : Ali Fattani. Né le 11 avril 1923 et originaire de Douar El Ksar, il a à peine 20 ans lorsqu’il franchit la mer Méditerranée en janvier 1943 au sein du 7e régiment des chasseurs d’Afrique, direction Bandol. Si aucune photo de lui n’a été retrouvée, au service historique de la Défense, les archives militaires mentionnent un valeureux combattant. Selon ces archives, c’était un mitrailleur de scout-car, "remarquable de calme et de sang-froid".

Pris dans un bombardement très violent le 22 août 1944 à Cuges-les-Pins, dans les Bouches-du-Rhône, le jeune soldat mourra lors de cette opération alors qu’il s’était spontanément rendu à son véhicule en panne pour aider à son remorquage. Goumiers, spahis, tirailleurs, zouaves, grâce à un travail de fourmis, le ministère des Armées a pu compiler les parcours d’environ 100 soldats africains, venus de tout le continent, combattre au côté des Français.

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