VIDÉO - Une fuite d'hydrocarbures sur le pipeline d'Île-de-France pollue plusieurs hectares de champs et de rivières

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ALARME - Plusieurs hectares de champs et des rivières dans les Yvelines ont été touchés par une fuite importante d'hydrocarbures sur le pipeline d'Île-de-France, ont annoncé Total et la préfecture du département ce lundi.

Drôle d’endroit pour une marée noire. Et pourtant... "Dimanche soir, vers 22h35, une alarme de baisse de pression sur le pipeline d'Île-de-France (PLIF) s'est déclenchée sur le tronçon reliant le dépôt de Gargenville (Yvelines) à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne)", annonce Total ce lundi dans un communiqué, précisant que "la présence de pétrole brut a été constatée dans un champ". Présence confirmée un peu plus tard, photos à l’appui, par la préfecture des Yvelines sur Twitter. Qui indique, de son côté, que quelque quatre à sept hectares de champs sont concernés à Autouillet, ainsi que des rus dans les communes des Yvelines de Vicq, Boissy-sans-Avoir et Autouillet.

La gendarmerie fait, elle, état de neuf à douze hectares touchés par cette pollution. Vingt sapeurs pompiers de la cellule anti-pollution se sont rendus sur place, ainsi que des gendarmes et des agents de l'Unité départementale de la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie (DRIEE). Tandis que Total a activé sa cellule de crise et son Plan de surveillance et d'intervention (PSI). "Des investigations sont en cours pour déterminer les origines de la fuite", ajoute l'entreprise pétrolière et gazière. Long de 268 kilomètres, le pipeline d'Île-de-France transporte principalement du pétrole brut entre le port du Havre (Seine-Maritime) et la raffinerie de Grandpuits.

"Les dégâts sont importants mais localisés. C'est Total qui va se charger de l'ensemble des opérations. C'est sa responsabilité, sous le contrôle des services de l’État et de la DRIEE, explique, pour sa part, le directeur de cabinet du préfet des Yvelines, Thierry Laurent. Il y a des moyens de pompage sur place. Mais plus aucun produit ne circule, le pipeline n'est plus sous pression et plus grand-chose ne s'en échappe. On est parti pour plusieurs mois d'opération. Il faudra déjà sans doute plusieurs semaines pour excaver le pipeline, enfoui sous terre, puis construire des fossés autour des zones polluées. Et à terme, il faudra sans doute excaver l'ensemble des terres polluées."

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