VIDÉO – Rost : "Les violences policières, ce ne sont pas des fantasmes, ce sont des choses réelles"

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INTERVIEW - Alors que les manifestations se multiplient dans le monde après la mort de George Floyd, le rappeur Rost livre à LCI son sentiment sur celle qui s’est tenue mardi en soutien à la famille d’Adama Traoré. Et revient sur la question des violences policières qu’il dénonce depuis de nombreuses années.

C’est l’un des rappeurs les plus engagés de sa génération. Né au Togo, arrivé en France à l’âge de 7 ans, Rost a grandi dans le quartier de Belleville à Paris puis dans une cité du Val-d’Oise. Avec son association Banlieues Actives, il lutte pour encourager les habitants des quartiers à s’inscrire sur les listes électorales et à participer à la vie de la cité.

Du terrain aux plateaux de télé, il n’hésite pas non plus à dénoncer le racisme et les violences policières. Un sujet qui revient dans l'actualité à la faveur du mouvement Black Lives Matter, qui s’est soulevé outre-Atlantique suite à la mort de George Floyd. Et qui fait écho à celle d’Adama Traoré, chez nous en 2016, dont les proches ont organisé une manifestation non autorisée qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris.

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Rost a-t-il été surpris par son ampleur ? "Surpris, oui et non", explique-t-il à LCI dans la vidéo ci-dessus. "Surpris surtout parce que je pense que sur ces sujets-là, on peut faire tout ce qu’on veut, tant que les images ne sont pas là, c’est compliqué de comprendre ce qu’on vit parfois", observe le rappeur, qui souligne l'impact des événements aux Etats-Unis. 

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"Lorsqu’on dit parfois certaines réalités qu’on vit, les gens ont l’impression qu’on est dans des fantasmes ou dans la victimisation. Non, ce sont des choses réelles qui sont vécues." Et pour lui, pas de doute : les ressemblances entre les deux affaires, française et américaine, sont nombreuses. "Avec la contre-enquête qu'a fait faire la famille d'Adama Traoré, on apprend qu'il serait mort du fait d'avoir eu les gendarmes qui se sont mis sur lui, donc à peu près dans les mêmes conditions que Floyd, où là on a vu un homme agoniser pendant neuf minutes."

Dans cet entretien, le rappeur évoque également l’omerta qui règne, selon lui, au sein de la police au sujet des questions de racisme. Et de l'impossibilité pour certains de la dénoncer. Il livre également son sentiment sur les déclarations controversées de la chanteuse Camélia Jordana sur le plateau de l’émission de Laurent Ruquier, "On n’est pas couché".  

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