VIDEO - Vertiges, nausées, vomissements : l'inquiétude de plusieurs pompiers et policiers après l'incendie de Rouen

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L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

INQUIÉTUDE - Le spectaculaire incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen dans la nuit de mercredi à jeudi suscite l'inquiétude des habitants mais aussi de pompiers et policiers qui estiment avoir été mal équipés - notamment en masques à gaz - pendant leur intervention. Certains sont en arrêt maladie.

"L'odeur était effroyable. On pataugeait dans une flaque de 10 centimètres d'hydrocarbures." Quatre jours après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, les témoignages sur les conséquences de l'accident se multiplient. Après un syndicat de police ce lundi matin, c'est au tour des pompiers de la ville de s'inquiéter des émanations toxiques.

On ne ressent pas d'effets secondaires pour le moment, hormis la toux. Je suis intervenu jeudi matin à partir de 8 heures sur l'incendie à l'usine Lubrizol et aujourd'hui je tousse, comme mes collègues", a raconté à France 3 Normandie un pompier de Seine-Maritime. Et d'ajouter : "Ce qui nous a marqué, c'est quand nous avons croisé des employés de l'entreprise Lubrizol qui étaient équipés de masques filtrants, qui semblaient plus appropriés."

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"On a respiré quelque chose de pas propre"

"On nous a dit qu'il y avait aussi de l'amiante dans certains bâtiments qui ont pris feu. On est trop proche du sinistre pour avoir du recul, mais on est tous inquiets, car on sait qu'on a respiré quelque chose de pas propre", a concédé le soldat du feu. Celui-ci envisage de prendre un rendez-vous médical avec son médecin du travail "pour que cette intervention soit indiquée dans mon casier médical. Au cas où pour le futur". D’après la préfecture, seuls 7 pompiers se sont retrouvés incommodés depuis l’intervention.

Egalement présents sur les lieux, les forces de l'ordre ont remonté ce lundi des arrêts maladie. "Plusieurs policiers affectés à la brigade de nuit et à la compagnie départementale d’intervention de Rouen,  primo‐intervenants sur l’incendie dès 2h30 du matin, sont actuellement en arrêt maladie pour des nausées, vomissements et vertiges. Deux d’entre eux sont actuellement en traitement jusqu’au 8 octobre", peut-on ainsi lire dans un communiqué du syndicat Alternative police CFDT. Le syndicat précise que d'autres de leurs collègues, "venus assurer une sécurisation et une protection à partir de 11h du  matin sur le site, ont développé depuis plusieurs symptômes qui ont conduit la Direction Centrale des CRS à déclencher une procédure de contrôle en lien avec la médecine de prévention. Les policiers devraient subir des analyses sanguines dans la journée. "

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