Viande, huîtres... Les petits producteurs du terroir sont-ils gagnants lorsque vous achetez leurs produits sur Internet ?

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ENQUÊTE - Depuis quelques années, les plateformes de vente de produits du terroir se multiplient sur Internet. Combien cela coûte-t-il aux consommateurs et est-ce vraiment rentable pour les producteurs ? C'est la question sur laquelle se penche ce sujet "grand format" du JT de 20 heures de TF1.

Comment acheter un foie gras traditionnel du Tarn quand on habite en Alsace ? Rien de plus facile désormais : depuis quelques années, les plateformes de vente de produits du terroir se multiplient sur Internet. En particulier sur Amazon, qui dédie un espace aux petits producteurs français travaillant en circuit court, moyennant 15% de commission. Un phénomène sur lequel enquêtent les équipes du JT de 20 heures de TF1 dans le reportage en tête de cet article.

Elles se sont ainsi rendues dans une boucherie de la Drôme qui propose depuis un an sa viande sur le site du leader du commerce en ligne, après avoir investi 80.000 euros dans du logiciel informatique et un serveur permettant de centraliser toutes les données. Pour l’heure, ses ventes sur le net sont encore marginales : moins de 2% du chiffres d’affaires. Mais son responsable en est convaincu : "Acheter de la viande sur Internet, c’est un peu farfelu, mais dans 15 ans ce sera la norme". 

Point noir : les frais de livraison

Ici comme ailleurs, une commande partie en début d’après-midi via un service de livraison réfrigérée doit arriver le lendemain matin chez son destinataire. Armelle, qui habite 300 kilomètres au Nord de notre boucherie, reçoit ainsi la sienne devant les caméras de TF1 : "On sent que ça sort d’un frigo", se réjouit-elle en découvrant ses 3,5 kilos d’agneau payés 100 euros. Et donc sans frais de port car ceux-ci sont gratuits à partir de 80 euros.

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Le prix de la livraison, c’est le principal frein pour le consommateur. Le reportage prend l’exemple d’un maroilles vendu 5,15 euros mais avec plus de 20 euros de frais port. Et ces derniers seraient encore plus importants si son producteur, une PME située à la frontière belge, n’en prenait pas une partie en charge. Résultat, la société ne gagne pas d’argent en vendant ainsi ses fromages. Mais "cela génère beaucoup de curiosité, beaucoup d’intérêt, et donc une publicité", explique son directeur technique.

Pour l’heure, la boutique des petits producteurs d’Amazon ne compte que 300 vendeurs, mais elle va encore augmenter son nombre de références, passé de 2.000 à 7.000 en seulement un an.

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